Des professeurs contractuels arrêtés par la gendarmerie pour avoir réclamé 2 ans de salaires

Education_a_NgazidjaDes professeurs contractuels de l’école primaire de la grande Comore ont été arrêtés ce lundi dans l’immeuble du commissariat à l’Education de l’île. Les enseignants avaient pris en otage le directeur de cabinet Omar Chehane et ils avaient menacé de le défénestrer du 3eme étage.

Depuis plusieurs mois, les enseignants contractuels n’ont pas perçu de salaires.  Deux ans pour les uns et six mois pour les autres qu’ils essaient de survivre et d’enseigner sans salaire.

Waratha Mouigni, une manifestante,  a déclaré   « Nous avons été recrutés pendant deux ans et on n’a reçu aucun sou. Nous trouvons cette situation anormale. Comment veulent-ils qu’on enseigne leurs enfants sans recevoir le moindre salaire ».  « Nous avons essayé à plusieurs reprises de réclamer pacifiquement nos droits mais en vain. Aujourd’hui, on a choisi d’utiliser la manière forte. Mais on ne s’attendait pas du tout à cette situation » a confirmé l’enseignante.

Après l’intervention de la gendarmerie pour libérer le directeur de cabinet, 14 enseignants sont toujours aux mains de la gendarmerie.

Pour sa part, le directeur de cabinet, Omar Chehane a déclaré «Nous menons plusieurs négociations. Le dimanche dernier, des techniciens et la commissaire à l’éducation se sont réunis afin de réfléchir sur la question. Un conseil extraordinaire a eu lieu mardi afin de trouver une solution à ce problème. On n’est sans savoir qu’on ne règle pas les problèmes en claquant les doigts».

1 commentaire sur Des professeurs contractuels arrêtés par la gendarmerie pour avoir réclamé 2 ans de salaires

  1. La prise d’otage est condamnable mais si les enseignants ont agi ainsi ,c’est la conséquence d’un pays gouverné par des incompétents,c’est du jamais vu partout dans le monde sauf aux Comores d’embaucher quelqu’un sans avoir prévu au préalable le budget qu’on va lui payer .Puisqu’on recrute par copinage et par couleur politique surtout en période électorale , c’est dans la logique des choses que ce pauvre directeur paie les pots cassés de la démagogie du gouverneur

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