Destruction d’une maison à l’origine d’un conflit foncier

Ce lundi, les forces de l’ordre ont quadrillé une maison à l’origine d’un conflit foncier à Fomboni. C’est le tribunal qui a ordonné la destruction de la bâtisse.

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L’histoire remonte à plusieurs décennies. Mère Adock, une femme de 70 ans, assure avoir hérité de la moitié d’un terrain de la part de « père Chamou », aujourd’hui décédé et avec qui elle aurait un lien de parenté. La moitié restante du terrain, la vielle femme l’aurait achetée « mais sans aucun document » pour l’attester dit-on. Et c’est sur cette partie supposée achetée que Mère Adock a construit sa maison et qu’un des fils de père Chamou tente de récupérer.
« Dès qu’elle a commencé les travaux de construction, elle a été avertie du danger qu’elle encourait mais s’était entêtée », a indiqué un proche parent de père Chamou qui a laissé entendre que Mère Adock aurait emprunté la moitié du terrain mais n’en a pas hérité comme elle l’a soutenu.
« Rien ne prouve que même cette moitié non construite lui a été vraiment donnée », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Ce problème avait commencé avant la mort de père Chamou ». Pour mère Adock, des témoins était présents lors de la donation et l’acte de vente.
« C’est son fils Adock et ses frères qui lui avaient envoyé l’argent depuis Mayotte et la France pour acheter ce terrain », a expliqué une amie de mère Adock. « A l’époque, il n’était pas nécessaire d’avoir des documents pour attester tout ça ; c’était une affaire entre parents », a-t-elle lancé.
En première instance, mère Adock aurait gagné le procès ainsi qu’à la cour d’appel. C’est à la cours de cassation, apprend-t-on, que l’autre partie aurait gagné. Lundi, des éléments des forces de l’ordre ont sécurisé la zone, dans le quartier de Mouzdalifa à Fomboni. La maison dont plus des deux tiers des gros œuvres étaient terminés a entièrement été détruite.
Mouayad Salim/LGDC

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