Détention de Sambi / L’ancien président «ne présente pas de signes de détresse vitale», d’après le parquet

« Après les examens cliniques, les médecins concluent qu’Ahmed
Abdallah Sambi est un sujet (qui souffre d’une) certaine pathologie
chronique nécessitant la prise régulière de médicaments. Il ne présente
pas de signes de détresse vitale, mettant en jeu le pronostic vital
immédiat, il n’existe pas de défaillance viscérale aiguë qui
constituerait une urgence absolue. Il doit continuer son traitement
habituel sans discontinuité », affirme le procureur de la République,
Mohamed Abdou, dans un entretien accordé ce samedi 10 août à Al-watwan.

L’ancien président Ahmed Abdallah Sambi « ne présente pas de signes de détresse vitale » pouvant mettre en jeu « le pronostic vital immédiat ».
C’est la conclusion faite ce samedi 10 août par le procureur de la
République, Mohamed Abdou, au cours d’un entretien avec Al-watwan. Le
chef du parquet dit se fonder sur « des examens cliniques des médecins« .

Cette mise au point intervient quatre jours après la déclaration de
Me Mahamoudou Ahamada, l’avocat de l’ancien président inculpé et placé
en détention dans le cadre de l’enquête en cours sur le programme de
citoyenneté économique. Ce dernier avait annoncé que son client est « gravement malade et pourrait nécessiter une évacuation d’urgence« . Le chef du parquet de Moroni a reconnu que l’ancien président est malade mais rassure que « ce n’est pas grave et ne demande pas une urgence médicale n’en parlons plus une évacuation sanitaire à l’étranger« .

Les conclusions des médecins

Sur des termes consacrés, utilisés pour la circonstance par les médecins, Mohamed Abdou a dit : « Après
les examens cliniques, les médecins concluent que l’ancien président
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, est un sujet (qui souffre d’une) certaine
pathologie chronique nécessitant la prise régulière de médicaments ». Le magistrat a ajouté que le détenu « ne
présente pas de signes de détresse vitale, mettant en jeu le pronostic
vital immédiat, il n’existe pas de défaillance viscérale aiguë qui
constituerait une urgence absolue ». Mohamed Abdou a déclaré que Sambi « doit continuer son traitement habituel sans discontinuité« , se fondant toujours sur les conclusions des médecins qui ont examiné l’ancien chef de l’Etat.

Le procureur de la République est revenu sur « la stratégie » de l’avocat de Sambi. Il rejoint le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidié qui a déclaré aux micros de Rcm13 que « Me
Mahamoud ne réagit pas comme un avocat. Il fait de la politique et veut
créer des troubles à l’ordre public. Heureusement que les Comoriens
sont mûrs et comprennent les stratagèmes de certaines personnes« .

Des « sornettes dans les réseaux sociaux »

Le procureur s’interroge lui aussi sur la réaction de la défense. « Je
me demande réellement si Me Mahamoud défend les intérêts de son client
ou fait de la politique ? J’ai l’impression qu’il ne joue pas son rôle
d’avocat, il cherche à provoquer des troubles à l’ordre public et je ne
lui laisserai pas faire. Nous allons prendre nos responsabilités. Il
doit réagir en tant qu’avocat en suivant les procédures pour défendre
les intérêts de son client », dit-il sur un ton ferme.

« L’ancien président est un citoyen comme les autres. Il y a des
maladies qui nécessitent une prise d’au moins six médicaments par jour.
Ce n’est pas la première fois qu’il soit déclaré malade et pourtant, il
bénéficie toujours des soins appropriés. Dès fois, il se déplace pour
aller consulter des médecins dans des cliniques. Et personne n’a jamais
dit un mot« , affirme le procureur qui dénonce « des messages non fondés véhiculés par l’avocat de Sambi » et certaines personnes qui disent des « sornettes dans les réseaux sociaux et sur certains medias privés« .

Chamsoudine Saïd Mhadji / Alwatwan


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