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Deux journalistes dans la ligne de mire, victime de leur mégalomanie

Tribune: Alors qu’ils se livrent bataille en live, ils veulent qu’on se taise comme des idiots.
Que l’on ne s’étonne guère ? Badroudine a retiré sa plainte mais vient sur les réseaux sociaux pour étaler les raisons. Sans le vouloir, c’est une seconde dénonciation car il s’est adressé à tous y compris la police. Nourdine Mbaé et Omar Mirali ont déposé plainte pour diffamation. Croyant rendre service à Ortega, ils l’enfoncent davantage.

Comprendre d’abord que l’action publique est l’action menée par le PROCUREUR au nom de la SOCIÉTÉ pour réprimer une INFRACTION conformément à la LOI. Pour quelle se déclenche, le procureur est tenu au courant de la commission des infractions par plusieurs moyens. Donc pour dénoncer un délit, pas d’obligation de PORTER PLAINTE. Il suffit de communiquer avec la police (par téléphone ou signalement anonyme). C’est pour dire que le retrait de plainte ne fait pas obstacle à la mise en mouvement de l’action publique.
Du moment qu’il n’est pas obligatoire que Badroudine(B) porte plainte mais il suffit de dénoncer, même si (B) se rétracte, ce qui l’exposerait à des sanctions pour dénonciation calomnieuse, il appartient au procureur (P) d’apprécier la pertinence des accusations portées contre Ortega (O). Avec ou sans plainte, (P) dispose déjà d’élément solide de l’accusation et du pouvoir d’appréciation s’il engage des poursuites ou non contre (O)

Rare sont les cas où un retrait de plainte entraîne un arrêt de poursuite. Je cite :
-la composition pénale prévue à l’art. 42-1 du code de la procédure pénale. Exple : l’accusé qui reconnait ses fautes pour mettre fin aux poursuites. Si et seulement si le retrait de plainte fait suite à une médiation du procureur et non à un arrangement obtenu grâce à la pression de la notabilité.
-Si le contentieux est une atteinte à la vie privée, diffamation ou injure.
-Si l’infraction n’est pas avéré ou éventuellement une plainte déposée contre X.
Or la plainte qui menace (O) n’entre pas dans cette catégorie. Donc il est quasi certain qu’ortega n’est guère tiré d’affaire.

Badroudine persiste et signe que l’escroquerie à été belle et bien commis et imputable à Ortega. Il dit juste ne pas vouloir l’enfoncer car il est poursuivi dans une autre affaire. Donc les raisons de fait et de droit qu’il a motivé pour retirer sa plainte c’est de couvrir un délit pour éviter à l’accusé une double peine ? Oups, au lieu de se taire, dire que ce sont deux journalistes de renom qui se scandalisent comme des ignares ? Va-t-il refuser de témoigner lorsque la justice le lui demandera alors que ces directs feront office de pièces à convictions ?

Dans cette histoire, il en ressort qu’en matière d’infraction, Ortega humanitaire est une mine d’or dans la mesure où aucune disposition de la loi 1901 sur les associations n’est respectée. Que de citer le non cumul des fonctions : conformément à cette loi, il est strictement interdit d’être dirigent d’une société qui réalise des services (moyennant une contrepartie) pour l’association qu’on dirige. Or tous les dirigeants d’Ortega humanitaire et de la start-up Ortega live sont confondus. Start-up à l’origine de l’Ortegagate. C’est dire que s’il y ait lieu de procès, à tous les niveaux de celui-ci on constatera qu’Ortega dispose de l’actif de l’association comme son propre bien personnel.

Par Cap Patrie

La Rédaction

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