Deux pays pauvres qui ont DÉCIDÉ de se payer le luxe d’une crise politique majeure

Voici deux pays parmi les plus pauvres du monde qui ont DÉCIDÉ de se payer le luxe d’une crise politique majeure par décennie.

Comme à son accoutumée la communauté internationale interviendra, financera les voyages dans les capitales africaines pour que les PARTIES AU CONFLIT discutent sur la meilleure façon de se partager le pouvoir.

Nouvelles constitutions proposées allant toujours dans un sens de plus grand partage du pouvoir et de créations d’institutions foutraques pour caser tous les belligérants, tournée devant les photographes du monde entier, réception dans les plus grands hôtels… Le règlement de crise politique c’est un ballet, une logistique qui peut s’avérer grisante pour les participants et si en plus ils ont des égos surdimensionnés…

Ainsi deux ans après que Madagascar soit sortie de la longue crise politique qu’elle traversait. A peine le nouveau président élu le voilà destitué. Enfin presque. Les parlementaires ont tenté de le faire en tout cas. La cause: le président voulait réduire leur train de vie . Bref la crise est en cours. Nul ne sait où elle nous mènera. Pour l’instant la destitution a été rejetée par la juridiction apte à statuer sur pareille question mais qui sait . Peut être que la crise nous mènera à un coup d’état , une révolution et rebelote…

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15 ans après avoir tourné le dos aux crises politiques, les Comores faute d’avoir fait le bilan de la tournante à temps comme le personnel politique s’y était engagé il y a 15 ans risquent à nouveau de basculer à nouveau dans la crise institutionnelle…. Peut être qui sait coup d’état, début de guerre civile et rebelote… Hôtels à addis abeba, photos dans  » jeune afrique », logistique de règlement internationale d’une crise locale enclenchée… Etc etc

Deux États Divas, dont le personnel politique est haut perché, mis hors sol par la corruption. Un personnel politique qui joue à faire semblant de « faire de la politique ». Pendant ces temps là ces deux États s’enfoncent années après années dans les classements mondiaux qui mesurent la pauvreté.

Quant à la communauté internationale et leurs diasporas, elles sont prises en otage. Si elles n’interviennent pas, c’est non assistance à population en danger. Mais en intervenant (les uns en envoyant de l’argent aux civils, les autres en donnant de l’argent au système politique local pour qu’il ne sombre pas) en évitant de laisser ce jeu du pire à aller jusqu’au bout, elles encouragent les cyniques à recommencer encore et encore.
Cruel Dilemme.

Ps: ah et puis il y a les plus intelligents qui dédouanent nos cyniques. « C’est la faute aux grandes puissances, c’est eux qui jouent avec nous, nous ne sommes que des marionnettes ».

Avec cette analyse déresponsabilisante, on en a encore pour cent ans de sous développement. Souvent ces gens là n’ont jamais côtoyé un politique de nos pays… Je veux dire en vrai dans toute la splendeur de leurs calculs de gosses de 50 ans .
Wa salam

Oluren Fekre

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