Diplomatie: Rupture des relations diplomatiques entre les Comores et l’Iran

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Les Comores s’ajoutent à une liste, déjà longue, de pays arabes ayant décidé de couper diplomatiquement les ponts avec Téhéran pour protester contre l’attaque dont a été victime le siège de l’ambassade d’Arabie Saoudite en Iran. Somalie, Soudan, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, etc.

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Le gouvernement a annoncé hier, par le biais d’un communiqué de presse, la rupture des relations diplomatiques entre les Comores et la République islamique d’Iran. Cette décision intervient presque dix jours après le rappel, par le ministre des Relations extérieures, du chef de la représentation diplomatique des Comores à Téhéran.

L’Union des Comores a fait le choix de se ranger résolument dans le camp de l’Arabie saoudite dans la crise qui l’oppose au régime iranien. «Il a été demandé à l’ambassadeur (d’Iran, ndlr) de prendre toutes les dispositions appropriées pour quitter le territoire national dans les meilleurs délais possibles» lit-on dans ce communiqué publié hier à l’issue du conseil hebdomadaire des ministres. Aucun délai n’a, cependant, été notifié au diplomate iranien pour plier bagages.

Les Comores s’ajoutent à une liste, déjà longue, de pays arabes ayant décidé de couper diplomatiquement les ponts avec Téhéran pour protester contre l’attaque dont a été victime le siège de l’ambassade d’Arabie Saoudite en Iran. Somalie, Soudan, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, etc.

Il faut dire que la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats arabes, dimanche 10 janvier au Caire (Egypte), avait sonné la charge contre les autorités iraniennes,  accusées de ‘‘laxisme dans la protection des missions diplomatiques saoudiennes’’.

Le chef de la diplomatie comorienne, Abdoulkarim Mohamed, y était, lui aussi, allé de son couplet en déclarant que ‘‘l’Union des Comores est solidaire avec le royaume d’Arabie Saoudite et son peuple en ce moment difficile d’agression inutile et sans foncement.’’

Moroni estime que la réaction de l’Iran à l’exécution d’un leader chiite d’origine saoudienne est une ‘‘ingérence dans les affaires intérieures» d’un autre Etat.

Abdallah Mzembaba / Alwatwan

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