Discours prononcé par le Ministre comorien des Relations Extérieures lors du sommet de la francophonie en Arménie

Excellence Madame la Secrétaire Générale
Excellences Messieurs les Ministres et Chefs de Délégations,
Mesdames et Messieurs

Je suis très heureux de me retrouver ici en Arménie, ce beau et magnifique pays, pour participer pour la première fois, en ma qualité de Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores, à la 31è Session du Conseil des Ministre de notre Organisation.

Permettez-moi, tout d’abord d’adresser tous mes remercîments au Gouvernement Arménien pour avoir bien voulu abriter cette présente session et ma gratitude, ma reconnaissance au peuple de ce pays pour l’hospitalité généreuse et l’engagement pour l’idéal francophone.

Je salue la clairvoyance, l’efficacité et le dynamisme de Madame la Secrétaire Générale qui dirige notre Organisation avec un talent avéré et une vision éclairée.

Mesdames et Messieurs,

Cette Session revêt une importance particulière. Elle se tient à un moment où certains pays francophones traversent des crises graves, où le monde est perturbé par des tensions multiples qui minent la paix et l’harmonie des Nations.

La Francophonie qui doit se distinguer par son humanité et sa singularité se doit d’être vigilante. Je salue alors le soutien multiforme et l’implication sincère de notre Organisation pour aider à l’apaisement des cœurs et des esprits et fortifier les bases de l’Etat de droit, là où c’est possible, là où c’est nécessaire.

Je rappelle que mon pays se guérit d’une crise séparatiste qui a menacé ses fondements et son existence en tant qu’Etat. L’Organisation internationale de la Francophonie a pris une part très active dans le réveil su sursaut comorien et dans les retrouvailles inter-comoriennes.

Mesdames et Messieurs,

Mon pays a organisé et réussi, il ya quelques mois, avec le soutien entre autres de l’OIF, des élections législatives et communales qui ont renforcé l’Etat de droit et la confiance en l’avenir politique de notre pays.

Dans les mois qui viennent, auront lieu les élections présidentielles et des Gouverneurs des iles autonomes. Encore une fois, l’appui de l’OIF est important et sera encore d’une très grande utilité.

Le souci des autorités comoriennes est de respecter les échéances constitutionnelles pour une alternance réussie en temps voulue.

Je proclame ici, en écho, à l’Union africaine que rien ne doit perturber ou heurter le principe de la présidence tournante qui est un pilier de la réconciliation nationale comorienne et prescrite par la Constitution.

Aucune ambition, aucun volontarisme ne doit édicter de nouvelles règles non partagées, créer des conflits inutiles et des tensions sans fin.

Le Gouvernement comorien prendra toutes ses responsabilités pour faire respecter la constitution et laisser organiser les élections présidentielles suivant les règles prescrites.

Je me réjouis des engagements qui ont été pris par notre Organisation pour appuyer et consolider le processus électoral comorien.

L’OIF qui a parrainé la réconciliation nationale en Union des Comores doit réaffirmer la nécessité pour les parties comoriennes de respecter la Constitution et ce qui a fondé l’unité retrouvée des îles autour du même destin.

La voix de l’Union africaine doit être appuyée par notre Organisation dans cette Session pour une alternance au Sommet de l’Etat qui respecte les règles établies.

Mesdames et Messieurs,

Le Peuple comorien réaffirme à travers ma voix sa pleine adhésion aux valeurs de solidarité, de tolérance, d’ouverture et de respect des empreintes culturelles de chaque nation incarnées par notre Organisation.

Son Gouvernement s’engage à toujours renforcer ses relations avec la communauté francophone, à contribuer à la lutte contre le terrorisme, l’insécurité et le crime organisé, ces fléaux qui minent le monde d’aujourd’hui.

Le monde fait face aujourd’hui à une crise migratoire qui interpelle la conscience universelle. Nous devons revoir la complémentarité des Etats, la conception même de la coopération internationale et participer à une renaissance de l’humanisme et de la tolérance.

Notre pays qui est dans un carrefour de migration est interpellé. Le différend territorial sur l’île comorienne de Mayotte qui est partie intégrante de l’Union des Comores est la cause de mouvements de populations entre les autres îles et Mayotte. Des drames humains liés au naufrage d’embarcations précaires endeuillent régulièrement des familles comoriennes.

Une solution équitable entre les deux parties concernées pour l’intégrité territoriale de l’Union des Comores sauverait des vies humaines et favoriserait la stabilité de l’Etat comorien.

Mesdames et Messieurs,

L’Union des Comores, petit Etat insulaire en développement souffre d’une réelle vulnérabilité. Elle s’implique dans les efforts partagés pour préserver la planète et participer aux débats pour asseoir des normes acceptables par tous. Elle salue le dynamisme de la France pour réussir la Conférences des Parties qui aura lieu à Paris en décembre prochain.

 

Mesdames et Messieurs,

Je sais que nous avons du chemin à parcourir parce que les sujets communs sont nombreux et complexes.

Le monde est ce qu’il est. Nous devons certes nous y adapter et faire à chaque étape les choix conséquents, mais nous avons aussi la responsabilité de contribuer à son changement, à l’amélioration de sa trajectoire pour le bien de toute l’humanité.

Je vous remercie.12048753_10205205515125598_336082515_n 12092578_10205205515165599_340751769_n Mohamed Abdou Hassani (ORTEGA)

 

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