Dix ans de prison contre Abtoihiya Said Mzé et Hadad Ibrahim pour le meurtre d’un adolescent de 12 ans

wpid-screenshot_2015-11-11-08-36-35-1.png

Justice. Insistant sur le fait que la victime a été brulée au troisième degré sur 85% de son corps et qu’elle a succombé neuf jours après l’incendie, l’avocat général a soutenu que l’accusée “s’est donné le droit d’ôter la vie de quelqu’un”. Dans ses réquisitions, il a demandé “l’application de l’alinéa 3 de l’article 288 du code pénal, donc vingt ans de réclusion criminelle”.

image

Dix ans d’emprisonnement. C’est la peine prononcée hier par la Cour d’assises à l’encontre d’Abtoihiya Saïd Mzé et Hadad Ibrahim, accusés “d’homicide volontaire” sur Mohamed Papa, âgé de 12 ans. Condamné par contumace, la justice a émis un mandat d’arrêt contre Hadad Ibrahim, resté introuvable tout au long de la procédure. Les faits se sont produits en janvier 2012 après le vol d’une carte mémoire. Lors des débats, l’accusée a expliqué à la Cour qu’elle n’avait pas l’intention de donner la mort à sa victime, mais plutôt de “lui faire peur afin de retrouver sa carte mémoire.”

Selon les faits tels que relatés devant la Cour d’assises par la défense, l’accusée a aspergé l’adolescent de pétrole pour ‘‘l’intimider’’. Mais, en tentant de s’enfuir, il est tombé sur une bougie allumée.

A son tour, insistant sur la gravité de l’acte (la victime brulée au troisième degré sur 85% de son corps et qui a succombé neuf jours après l’incendie), l’avocat général, Soilihi Mahamoud, a soutenu que l’accusée “s’est donné le droit d’ôter la vie de quelqu’un”. Dans ses réquisitions, il a ainsi demandé “l’application de l’alinéa 3 de l’article 288 du code pénal, donc vingt ans de réclusion criminelle”.

Dans sa plaidoirie, Me Ahamada Mohamed Baco, a demandé la requalification des faits et a demandé l’application de l’article 306 du code pénal en lieu et place de l’article 288. Selon l’avocat de la défense, “il s’agit d’un acte involontaire car sa cliente n’a jamais souhaité donner la mort à Mohamed Papa.”

Suite au délibéré, Me Ahamada Mohamed Baco s’est réjoui de la décision rendue par la Cour d’assises. Selon lui, en prononçant dix ans d’emprisonnement contre l’accusée, “la Cour a rendu un verdict équilibré, car elle n’a pas appliqué la peine de mort, sa cliente n’a pas été condamnée à vingt ans de réclusion criminelle comme cela a été requis par le parquet. En requalifiant les faits, la Cour a considéré les circonstances atténuantes que nous avons soulevées.”

A  l’heure ou nous mettions sous presse, la cour s’était réunie pour se prononcer sur le cas de Mohamed Ahamada, poursuivi et placé en détention provisoire pour le meurtre de son grand-père.

Mariata Moussa / Alwatwan

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*