Dr Battouli Said Salim, la fierté comorienne au Canada

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Formée aux Etats-Unis, Battouli Said Salim contribue dans la lutte mondiale contre la tuberculose par ses recherches scientifiques. Docteur en Microbiologie et Biologie Moléculaire, elle fait actuellement les beaux jours du ministère canadien de la santé. Une femme au parcours atypique qui a commencé à briller depuis les Comores.

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Battouli Said Salim. Cette femme est une perle dans le monde de la science. Titulaire d’un Ph.D (Doctorat) en Microbiologie et Biologie Moléculaire, elle a publié au début des années 2000 des recherches qui ont révolutionné la lutte contre la tuberculose au niveau mondial. « Le premier article que j’ai publié au niveau postdoctoral à l’université McGill, Montréal, portait sur une mutation d’un gène dans l’ADN de la tuberculose.

Comme c’est une bactérie assez difficile à manipuler génétiquement, mes collègues au laboratoire ont essayé vainement ce pari pendant des années. Quand j’ai gagné ce pari et j’ai découvert la fonction d’un gène qui était jusque-là élusive. J’ai senti la fierté de faire une contribution au monde scientifique et la parution de l’article dans le journal « MolecularMicrobiology » m’a donné la confiance et la motivation d’aller de l’avant », se gratifie cette femme de 46 ans native d’Iconi. Actuellement, cette mère de 2 garçons prête son savoir-faire au ministère canadien de la santé à la suite d’un concours. Elle a entre autre la responsabilité de préparer des rapports qui doivent être présentés et défendus par son ministre au parlement Canadien.

Ces lourdes responsabilités qu’occupe cette femme qui vit à Gatineau au Québec, n’étonnent personne au regard de son parcours. Après son baccalauréat, Madame Elhad Abdou Maoulana remporte un concours de l’«African American Institute ». A 20 ans, sa mère a eu du mal de la laisser partir aux Etats-Unis. « « Battouli, j’ai fait ma vie. Maintenant, c’est ton tour de faire la tienne. Dieu t’a offert cette opportunité, saisis-la.

Certes ça sera très dur pour moi, mais je ne peux pas être égoïste et gâcher ta vie. Si Allah veut qu’on se retrouve encore, rien ne va l’empêcher», avait dit sa mère après ce concours. Sa mère lui a sans doute donné sa bénédiction car la jeune étudiante a fait un parcours sans faute au pays de l’Oncle Sam. En 1995, elle obtient une maîtrise en Biologie avec la mention Très bien à l’Université du Nouveau Mexique. « Cette réussite scolaire, mon dynamisme et mes ambitions académiques m’ont valu une autre bourse de la prestigieuse université de New York (New York University ; NYU) pour effectuer mes études de 2ème et 3ème cycle », se souvient Battouli. A NYU, elle redouble d’efforts et continue à exceller jusqu’à obtenir son doctorat (Ph.D) en Microbiologie et Biologie Moléculaire.

Pendant ces années universitaires, elle n’a jamais oublié le combat de l’émancipation de la femme. Alors qu’au pays elle a enseigné le Français et les maths aux jeunes filles, à New York, Battouli a milité activement pour la promotion de la science chez les jeunes filles provenant des milieux défavorisés (Harlem et Bronx). Et riche d’un long parcours non sans difficultés, elle conseille de  » croire en la réussite même quand toi-même tu perds espoir ».

Salwa Mag

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