Dr Sainda Mohamed, une force discrète

Dr Sainda Mohamed a fait de la santé publique sa préoccupation. Son quotidien est rythmé par la prévention et la lutte contre les maladies et les épidémies. Un dévouement qui l’a conduit jusqu’en Guinée Conakry pour aider ce pays d’Afrique à éradiquer une dangereuse épidémie d’Ebola. Discrète et posée, Dr Sainda s’est confiée exceptionnellement à Salwa Mag.

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A 41 ans, le savoir-faire de Dr Sainda dépasse nos frontières. En 2014, lorsque la Guinée est décimée par l’épidémie mortelle d’Ebola, cette diplômée de la prestigieuse Université d’Ankatso est appelée en renfort par l’Organisation Mondiale de la Santé. Sur place, elle a fait partie de l’équipe de médecins internationaux qui est venue à bout de cette épidémie. Cette appui technique à la Guinée est sans doute le début d’une carrière internationale qu’elle projette. « Je veux travailler en zone internationale (Afrique ou ailleurs) dans le cadre de mes compétences épidémiologiques », nous a confié ce médecin titulaire aussi d’un Master en épidémiologie décroché à l’IRSP de OUIDAH au Bénin.

Mais si Dr Sainda est sollicitée au niveau international, c’est parce qu’elle fait ses preuves au pays. D’abord à l’hôpital El Marouf, cette femme mariée et mère de 3 enfants n’a ménagé aucun effort pour assister les enfants au niveau de la pédiatrie. Son professionnalisme l’a propulsée au ministère de la Santé. En tant que directrice de la lutte contre la Maladie mais aussi en tant que coordinatrice Nationale du PEV, elle a favorisé « l’augmentation de la couverture vaccinale contre la rougeole en Union des Comores et l’introduction du vaccin contre les méningites et otites à Haemophilus influenzae chez les enfants », nous assure celle qui est née à Diego Suarez à Madagascar.

Ses compétences ont séduit les Nations Unies. Depuis octobre 2010, elle est chargée de la Prévention et de la Lutte contre la Maladie, à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Union des Comores.Onusienne qu’elle est, elle a aussi aidé à « la mise en place et en réseau d’une base de données de la couverture vaccinale en Union des Comores, par district sanitaire et la mise en place d’une base de données des maladies sous surveillance en Union de Comores, par district sanitaire », indique celle qui a voulu être avocate ou enseignante avant de changer d’avis. D’ailleurs, elle ne regrette pas son choix. Un choix soutenu par sa mère et sa famille.  » J’y suis arrivée par la Grâce de Dieu et avec tout le soutien de ma famille. Je n’étais pas boursière, il faut aussi le dire et cela a beaucoup coûté à ma famille à laquelle je tiens à exprimer ici toute ma gratitude », conclut-elle.

Salwa Mag

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