El-Amine Moubine Abdou Chakour, avec juste le bac, il parle 7 langues et crée des robots

El-Amine a eu son bac il y a 3 ans, à 27 ans donc. Il a quitté l’école alors qu’il était en classe de 6e. A 17 ans, le jeune homme se met à apprendre les langues vivantes. Aujourd’hui, il en parle 7 dont le russe et le chinois. Amoureux des films de science-fiction, il est aujourd’hui à son 6e prototype de robot qu’il nomme « Emacs ».robo

El-Amine Moubine Abdou Chakour (Emacs est l’acronyme), a 30 ans et 6 robots. Autodidacte, il a quitté l’école en classe de 6e. Il le repassera dix ans plus tard, en candidat en candidat libre. Il aura, en tout, « sauté » 5 classes et s’est débrouillé, entretemps, pour apprendre 7 langues « grâce à des livres et des dictionnaires ».

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Il est tombé amoureux des sciences, très jeune. « Dès l’âge de 8 ans, j’ai été fasciné par les films de science-fiction et toutes les émissions en rapport avec la robotique ; ce qui a suscité, peut-être, ma passion pour les sciences et tout ce qui est relatif à l’intelligence artificielle », a-t-il dit.

Son challenge, « c’est d’avoir un robot qui puisse aider les hommes, qui soit utile aux hommes dans tous les domaines mais surtout, dans ce tout ce qui touche au foyer ».

Son dernier joujou serait capable de nettoyer et tirer avec une arme à feu. Il serait également doté d’une intelligence artificielle qui lui permettrait d’être autonome. « Emacs fonctionne grâce au courant électrique mais il peut fonctionner aussi à l’aide de batterie ou de panneau solaire », tient-il à préciser.

Le jeune homme dit avoir diffusé l’information et est dans l’attende de proposition de la part de la société civile et de l’Etat. De la conception à la réalisation, il lui a fallu 7 mois pour créer son nouveau bébé. Un de ses rêves serait de doter « des membres robotisés aux personnes amputées des bras ou des jambes pour plus d’autonomie », a-t-il confié.

Ecrire un livre sur « l’optimisme de l’homme envers la science », le tenterait aussi. Si avec un bac littéraire, il conçoit et créé des robots, il est presque certain qu’il sera aussi écrivain.

Faïza Soulé Youssouf/LGDC

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