Élection anticipée 2019 : Le parti Dudja soutient Azali Assoumani

A 10 jours du premier tour des élections présidentielles et des gouverneurs des îles, le parti Dudja (qui fait partie de Mouvance présidentielle) sort du silence et confirme son soutien à Azali Assoumani. Son leader, Mze Soulé Elbak est revenu en long et en large sur ce qui l’opposait à Azali en 2002.

Sans surprise, le parti Dudja Dzima de Mzé Soulé Elbak soutient Azali Assoumani à la présidentielle anticipée. L’annone a été faite hier mercredi lors d’une conférence de presse animée par le leader du parti. L’ancien président de l’île autonome de Ngazidja (2002-2006) a donné les raisons de son soutien à la candidature d’Azali Assoumani. « Le bilan de ces deux ans est mille fois meilleur que les 7 ans d’Azali 1. Le président Azali a réalisé des miracles que les régimes précédents dont lui même n’a pas pu réaliser », annonce-t-il devant les journalistes.

Cette alliance de Duja au candidat Azali ne fait pas l’unanimité au sein du parti. La semaine dernière lors d’un meeting du parti Juwa à la place d’Ajao, le maire de Moroni, Cheikh Ali Bacar Kassim avait appelé le président du parti Dudja à le rejoindre et voter pour Ahamada Mahamoudu soutenu par Juwa car il ne mérite pas d’être avec une personne qui l’a trahi. Et Mze Soulé Elbak de répliquer : « Cheikh Ali Bacar Kassim ne comprend pas la politique. Azali est un homme visionnaire. Azali a réussi là où j’ai échoué », reconnaît-il, avant d’ajouter que « on m’a reproché de n’avoir pas fait des routes. Voilà Azali est en train de les réhabiliter. Donc il faut l’encourager et le soutenir jusqu’à ce que le pays arrive à l’émergence ».

S’agissant de la candidature du gouverneur de Ngazidja, Mzé Soulé Elbak annonce qu’il soutient les candidats de la mouvance notamment Sitti Farouata à Ngazidja. Pour lui, cette dame a les qualités requises pour diriger l’île dans tous les domaines. « L’islam n’a pas interdit à une femme d’assumer des hautes fonctions de l’Etat, à l’exception de la magistrature suprême », précise-t-il. Et lui d’ajouter que « être gouverneur, c’est être un simple agent de l’État puisque il sera sous les ordres du chef de l’Etat ».

Par rapport à la fameuse crise des compétences qu’il l’opposait à Azali en 2002, Elbak tente de clarifier. « Il s’agit d’une question d’interprétation des textes. Entre Azali et Elbak, il n’y a jamais eu une opposition mais plutôt une divergence d’idées entre deux présidents », indique-t-il, avant de conclure que « chaque 25 du mois, tous les fonctionnaires de Ngazidja recevaient leur salaire. C’est pour vous démontrer qu’il ne s’agit pas d’un problème personnel mais plutôt d’une incompréhension des textes ».

Ibnou M. Abdou / LGDC

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