Élection du gouverneur d’Anjouan : Salami accable le président de la Ceni

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Le communiqué publié par la Ceni hier matin (soit 15 jours après le double scrutin) est de nature à attiser le feu à en croire Salami Abdou, élu gouverneur de l’île d’Anjouan selon les résultats de la Ceii. Le candidat du Juwa accuse le président de la commission électorale de tenir un double langage.

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La riposte du camp Salami ne s’est fait pas attendre après la publication par la Ceni d’un communiqué sous forme de mea-culpa sur les événements de Vouani à Anjouan où des troubles ont empêché le déroulement du scrutin.

« Le communiqué ne tien pas debout (,,,) vous même vous avez reconnu qu’il n’y avait pas eu d’élection à Vouani, rappelez-vous de ce que vous m’avait raconté au téléphone m’informant que vous avez demandé de ne pas mettre sur la tabulation les résultats de Vouani », a-t-il dit en parlant de Djaza Ahmed, président le Ceni.

Même réaction pour le député Mohamed Bacar Dossar qui soulève des incohérences dans ledit communiqué, notamment le fait que les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de vote après la reprise des opérations, n’aient pas été mentionnées : « C’est parce qu’ils (membres de la Ceni : ndlr) savent bien que les bureaux ont ouvert et fermé au-delà des heures fixées par le code électoral », a-t-il déploré.

30 secondes par électeur, pour voter, ce qui est impossible…

Salami de son côté déplore une mascarade dans ces bureaux qui ont ouvert sans l’accord des candidats. A l’en croire, il y avait bourrage des urnes dans la mesures où 400 personnes auraient voté en 4h de temps : « Si on fait le compte à partir de 16h03, heure à laquelle les bureaux ont rouvert, cela fait 30 secondes par électeur, dit-il, ce qui est impossible ».

Dans cette conférence de presse, Salami balaie d’un revers de main les accusations portées par la Ceni sur des supposées pressions exercées sur les commissaires de la commission insulaire pour proclamer des résultats.

Une machination « orchestrée avec ou sans la force de l’ordre »

Et le député Dossar de renchérir : « Si vraiment il y a eu prise d’otage, comment le secrétaire général de la Ceii pourrait-il se déplacer librement et venir à Moroni déposer à la Cour, les résultats ».

L’ancien ministre Mohamed Chatur croit déceler une « main invisible qui pousse le président de la Ceni à prendre de telle démarche ».

Pour Salami, la publication d’un tel « communiqué qui ne fait pas l’unanimité au sein de la Ceni même » à quelques heures de la décision de la Cour, a été faite dans le but d’influencer la décision de la Haute Cour. « Mais nous sommes confiant », a-t-il conclu.

Maoulida Mbaé / LGDC

2 commentaires sur Élection du gouverneur d’Anjouan : Salami accable le président de la Ceni

  1. Dans moins de 72 heures les Comores doivent avoir un président.
    Nous voulons un président de l’union des Comores mais pas un président de la communauté internationale.Le président choisi par les comoriens est proclamé mais on attend la confirmation de la cc si tout se passe dans de bonnes conditions

  2. INCROYABLE DE QUEL PAYS VOUS Y ETES? VOUS LES ELITES.

    La décision du conseil constitutionnel est très attendue par l’ensemble du monde entier. Cette institution ne doit pas subir une pression quelconque, surtout dans un pays prétendu démocratique. Elle est une pièce maitresse, car elle veille aux respects de la constitution notamment, les lois qui doivent être conformes à la constitution.

    Plusieurs missions lui sont allouées, et elles sont diverses et variées.

    Tout d’abord, il dispose un rôle consultatif surtout quand le président de la nation décide de prendre des mesures exceptionnelles, susceptibles de porter atteintes aux principes fondamentaux. Par exemple, une restriction de la liberté d’aller et de venir.

    Ensuite, il dispose une compétence juridictionnelle dont ses décisions ne font pas l’objet d’un recours quelconque.
    Celui-ci veille à la régularité des opérations électorales et examine les réclamations formulées par les protagonistes et tout électeur(trice ). Il peut aussi recevoir les recours contre la commission électorale.

    Si le conseil constitutionnel est le juge suprême de l’élection présidentielle, sa décision doit être acceptée par tous. Car, le chao est au porte de notre archipel. Les deux candidats doivent penser d’abord à la collectivité. Quelle que soit la décision qui pourrait être rendue, vous deviez prendre la hauteur. Il est utile pour l’intérêt de la nation de la respecter.

    Il vrai que toute décision émanant d’un juge est toujours critiquable. Cela, fait partie d’un état de droit. Toute décision judiciaire fait toujours l’objet d’un recours, sauf celle-ci. Par conséquent, les deux artistes devront être à la hauteur afin d’éviter un éventuel coup d’état ou un chaos en grande Comores.

    Sans doute, il y a eu un manque de discernement de la part du colonel IDJIHADI, parce qu’il n’a pas à contraindre la commission électorale à publier le scrutin. Son rôle aurait dû protéger l’ancien défunt TAKI contre son empoisonnement ou la protection de l’ancien président par intérim TADJIDINE.

    Mais, il était très facile de faire ce que le chef d’état major a fait plutôt que de verser son sang pour l’intérêt du pays. Sur quelle base juridique dispose t-il pour demander la publication des résultats d’un scrutin présidentiel ou autre scrutin? Etes vous dans un pays de droit?

    Cependant, si la décision du conseil va dans le sens d’une élection partielle voire une annulation pure est simple, quel que soit le scenario, il y aura toujours un coup d’état militaire. Même si l’un ou l’autre se trouve au pouvoir au bout de deux ans un coup sera inévitable.

    Donc, laissons le conseil prendre sa décision en connaissance de cause sans manipulions ou intimidation.

    Enfin, les comoriens en ont assez de ces délinquants financiers qui ne pensent qu’une seule chose, c’est l’enrichissement sans cause.

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