Election présidentielle : Vers un consensus pour le recomptage des voix ?

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Les candidats qui contestent les résultats de la Cour pour le double scrutin du 21 février dernier n’abdiquent pas. Pour preuve, l’ajournement de la date d’ouverture de la campagne – reporté au 17 mars au lieu du 14 – qui aurait été décidée à l’issue d’une rencontre tenue dimanche à Beit-Salam entre le président de la République et une délégation de 3 candidats. Parmi leurs exigences, un accord politique pour le recomptage des voix.

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Dans une conférence de presse tenue au domicile de Said Ali Kemal, candidat malheureux à la présidentielle, les candidats qui contestent les résultats de la Ceni et la Cour constitutionnelle pour les élections, présidentielle et des gouverneurs des iles, ont réaffirmé leur souhait de voir le recomptage des voix.

Dans une rencontre avec le chef de l’Etat, les protestataires auraient sollicité un nouveau décompte des voix. Une audience qui aurait abouti au report de la date d’ouverture de campagne du 2e tour des élections, initialement prévue de démarrer hier lundi 14 mars et reportée au jeudi 17 mars.

Mohamed Bacar Dossar, colistier du candidat du parti Juwa, Fahmi Said Ibrahim, a dit être conscient que le président de la République ne peut pas dicter à la Cour Constitutionnelle sa conduite mais qu’il pouvait en revanche, prendre des mesures, ceci pour l’intérêt supérieur du pays.

Citant le consensus signé entre les candidats et la Ceni sur l’annulation du vote par procuration, le colistier de Fahmi Said Ibrahim a reconnu que cette démarche était illégale au regard du code électoral. Une décision consensuelle, toutefois nécessaire, « qui consiste à assurer la stabilité et la transparence dans le pays et dans le processus électoral ».

« Nous voulons du président de la République, un accord politique pour le recomptage des voix. Un accord qui sera opposable sur les institutions », a dit M. Dossar devant la presse hier, à la résidence de Said Ali Kemal. Ikililou Dhoinine, qui n’a pas fait de déclaration officielle sur la situation politique actuelle du pays, ne s’est pas encore prononcé sur cette demande.

Cependant pour les candidats, le report de la date d’ouverture de la campagne du second tour augure une réponse favorable à leur requête.

Le mouvement des 20 candidats, qui s’effrite puisque désormais il n’en compte que 17, réaffirme son souhait qui repose sur le recomptage des voix, l’annulation du scrutin de Ngazidja et la réorganisation des instances électorales. Les candidats Dia, Salimou et Achirafi sont les candidats qui ont quitté le mouvement.

Toufé Maecha / LGDC

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