Elections 2016 : Quel est leur projet ? « une pluie de billets de banque apparait durant tout le temps de la période électorale »

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L’activité des réseaux sociaux comoriens n’a jamais été aussi intense qu’en cette période électorale. Les débats s’enchaînent, les langues se délient et les attitudes cachées des uns et des autres se révèlent, le tout dans une cacophonie totale.

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Après 40 ans d’indépendance, les Comores ne sont jamais tombées aussi bas qu’aujourd’hui. Deux mois et demi après le début de la campagne électorale pour le double scrutin, le nom du président de la République reste encore inconnu.

Deux mois et demi où plus rien n’a d’importance. Pas les hôpitaux en ruine, pas l’éducation paresseuse, ni même les ordures qui envahissent les villes. Comme par magie, une pluie de billets de banque apparait durant tout le temps de la période électorale.

A se demander si cette année, il n’y a pas eu de texte adopté à l’assemblée pour légaliser l’achat de conscience, tant l’acte est décomplexé. Plus personne ne se cache, plus personne ne se tait. L’argent public est dilapidé au vu et au su de toute la population.

Une mascarade qui plonge le pays dans un gouffre plus profond qu’il ne l’était déjà. La politique, aussi ennuyeuse qu’elle puisse être, est devenue le sujet incontournable tant elle prend des proportions dans nos iles.

Il est important d’adopter un esprit critique sur le monde qui nous entoure qui est le fruit de 40 ans d’amateurisme. 40 ans que le pays sombre. C’est à se demander si les Comores étaient réellement prêts à accéder à l’indépendance. Les milliers de morts entre Anjouan et Mayotte nous l’auraient confirmé s’ils avaient pu renaître de leurs cendres.

De magouilles en magouilles, les uns et les autres essayent de gagner du temps. Le temps est précieux, surtout quand on sait que la passation entre le chef d’’Etat actuel et son successeur doit se faire d’ici 3 semaines.

Quel est le projet de cette course effrénée au pouvoir ? Certains y voient l’appât du gain, d’autre y voient des conspirations et autres théories du complot contre le pays pour le plus grand bonheur de l’ancien colon.

Mais à y regarder de plus près, au-delà des avantages et intérêts imputés aux uns et aux autres, quels sont les risques qu’encourent les personnes engagées dans cette course ? Entre ceux qui comptent les voix, et ceux qui proclament la loi, et ceux qui aspirent à être élus, ce n’est plus l’histoire d’une ni de deux personnes.

Tout le système en place est complice. Complices, mais de quoi au juste ? Ce qui est certain, c’est que tous sont complices pour souiller l’honneur du pays. On dirait bien qu’au-delà d’une avidité du pouvoir, l’instinct de survie surgit dès lors qu’on pense au scénario qui attend les uns et les autres en cas d’une victoire de l’opposant.

Transition, Mamadou, Azali ou Mouigni (et pourquoi pas ?), qu’importe la direction, pourvu que cela se fasse au plus vite. Le temps presse, il y a un pays à construire.

K.S.O / LGDC

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