Elections des gouverneurs à Mohéli : Des candidats de l’opposition déterminés pour des élections libres et démocratiques

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Neuf des dix candidats au poste de gouverneur de Mwali ont dénoncé, lundi, dans une conférence de presse conjointe à Fomboni « des actes anti-démocratiques des candidats du pouvoir ». La candidate Mariama Haidar (en voyage à l’étranger) a été représentée par son mari.

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« Nous nous révoltons contre des actes mais pas contre une personne », déclare, d’emblée, Oustadh Abacar, l’un des conférenciers qui ont dénoncé une violation de deux dispositions du code électoral par les candidats du pouvoir, parlant d’intimidations exercées par le pouvoir sur les agents de l’Etat, d’utilisation des biens de l’Etat et des recrutements abusifs à des emplois publics.

Pour Oustadh Abacar, la mobilisation des employés des entreprises publiques et des agents de l’administration publique pour l’accueil de la candidate Hadjidja Aboubacar, l’épouse du président Ikililou Dhoinine, doit prendre fin, désormais.

« Désormais, tous les Mohéliens deviendront des gendarmes et des policiers contre les abus et le responsable de ce qui en découlera, ce serait le président Ikililou » a averti Mohamed El had, colistier de Fahmi Said Ibrahim, candidat à la présidence de la république.
Un autre candidat, Mohamed Said Fazul, a mis en garde le chef de l’Etat contre les abus, lui demandant de cesser d’être arbitre et joueur.

« Nous devons tous être à la même ligne de départ et dans les mêmes conditions », a-t-il dit, tout en demandant aux soldats de rester dans leurs casernes pour éviter d’interférer dans le jeu politique.

Les conférenciers ont eu un mot sur le vote par procuration. Bien que celui-ci soit reconnu par la loi, son utilisation devrait être récusée car elle est source de nombreux conflits car porteuse de bien de fraudes.

Mouayad Salim / Hzkpresse

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