Elections en Sierra Leone : l’opposition dénonce des fraudes, l’UE inquiète

19 novembre 2012

Elections en Sierra Leone : l’opposition dénonce des fraudes, l’UE inquiète

Richard Howitt, chef de la mission d’observation de l’Union européenne (UE) en Sierra Leone, lors d’une conférence de presse le 19 novembre 2012 à Freetown ©AFP

FREETOWN (AFP) – (AFP)

L’opposition a dénoncé lundi des fraudes aux
élections générales – présidentielle,
législatives, municipales et locales – de samedi en
Sierra Leone, tandis que les observateurs de l’Union
européenne, tout en saluant le bon déroulement des
scrutins, s’inquiétent de possible violences.

Il existe « des preuves » de « bourrage d’urnes dans
plusieurs bureaux de vote (…) avec l’entière
complicité du personnel de la Commission
électorale nationale », a affirmé dans un
communiqué Julius Mada Bio, candidat du Parti du peuple
de Sierra Leone (SLPP) et principal rival du chef de l’Etat
sortant, Ernest Koroma, à la présidentielle.

« Il est évident que les résultats
annoncés » petit à petit par des medias locaux,
qui semblent donner la victoire à M. Koroma et son
parti, le Congrès de tous les peuples (APC), « ne
reflètent pas les véritables votes », a-t-il ajouté.

Richard Howitt, chef de la mission d’observation de l’Union
européenne (UE), forte d’une centaine de membres, s’est
déclaré « inquiet d’un retard non justifié
dans l’annonce des résultats qui pourrait amener des
conflits dans une société où la rumeur joue
un grand rôle ».

« Nous espérons que les partis feront en sorte que
tous leurs militants tiennent leur engagement de
non-violence une fois les résultats connus, les
vainqueurs comme les perdants », a-t-il ajouté.

Les résultats devraient être connus avant la fin de
la semaine, mais leur publication officielle n’est
prévue que le 26 novembre.

L’UE a néanmoins tenu à rendre hommage à la
tenue d’élections « pacifiques et bien
conduites », auxquelles 2,6 millions de personnes
étaient appelées à participer.

Ces élections sont considérées comme
déterminantes pour la consolidation de la
démocratie, dix ans après la fin de la guerre
civile qui, de 1991 à 2002, a fait 120.000 morts.

Elles se sont déroulées dans le calme et semblent
avoir bien mobilisé les électeurs.



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