Elections présidentielle de 2016 : Les partis politiques conviés à des échanges de vues

Au sujet de la tournante, les participant ont essayé,  chacun à sa manière, de donner l’interprétation des articles 13 et 20 de la constitution, des interprétations qui se rejoignaient, sur un point à savoir que l’esprit veut que le cycle de la tournante a commencé à Ngazidja et doit reprendre avec cette île pour l’intérêt de tous.

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Une réunion d’échanges entre le ministère de l’Intérieur en charge des élections et des représentants de partis politiques du pays, a eu lieu hier au département ministériel. La rencontre portait sur trois points soumis à l’ordre du jour. Il s’agit du projet de loi relatif au code électoral, de l’annonce de l’ancien président Sambi à se présenter candidat à l’élection primaire de Ngazidja, et du vote de la diaspora comorienne notamment celle résidant en France.

Sur ce dernier point, le président du parti Rifaidi, Ahmed Wadaane, a admis qu’il est le temps de «commencer l’expérimentation de ce vote notamment en France où les Comoriens sont bien identifiés». Farouk Mhadjou, porte-parole du parti Orange, se souscrit au principe à condition que toutes les dispositions soient prises. Et quant à l’intention de l’ancien président, Farouk estime qu’il y a lieu d’éviter de retomber à cette situation malheureuse qui a conduit le pays et les Comoriens à des longues négociations ayant abouti à ce mécanisme d’une présidence tournante entre les îles.

Dans le même ordre d’idée, Chature Mohamed, du parti Crc, a sollicité le gouvernement à veiller et à prendre les dispositions nécessaires pour que l’Etat ne se retrouve pas dans l’anarchie totale.  Mais Tocha Djohar, secrétaire général du parti Pec, une des formations alliées au parti Juwa de l’ancien président Sambi, a demandé au gouvernement de «ne pas aller au-delà de la constitution» au risque de la fragiliser.

Le ministre de l’Intérieur, Houmed Msaidié, a encore une fois, pour sa part,  démontré que  la candidature de Sambi à la présidentielle de  2016 est «une question grave dont les conséquences sont inimaginables» et à même de fragiliser la stabilité de l’Etat. Ainsi, a-t-il poursuivi, le gouvernement devrait prendre des précautions pour ne pas lui laisser le temps de mettre le pays dans le désordre.

Au sujet de la tournante, les participant ont essayé,  chacun à sa manière, de donner l’interprétation des articles 13 et 20 de la constitution, des interprétations qui se rejoignaient, sur un point à savoir que l’esprit veut qu’on a commencé la tournante avec un grand comorien,  on doit  reprendre comme on a commencé avec un grand comorien pour les 5 ans à venir et pour l’intérêt de tous.

Le ministre de l’Intérieur a promis que le gouvernement mettra tout en œuvre pour que la constitution soit respectée. «Si une disposition devrait être prise pour la stabilité de l’Etat nous n’hésiterons à le faire pour préserver l’intérêt général de la nation», a  garanti le porte parole du gouvernement.

Ali Abdou/ Alwatwan

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