Energie : L’accord de financement de la centrale au fioul lourd enfin signé

mamweLe gouvernement comorien représenté par le vice-président en charge des finances aurait signé ce vendredi avec le gouvernement indien l’accord de crédit pour l’installation de la centrale au fioul lourd. Le coût de l’investissement est estimé à 15 milliards des francs comoriens. Un projet cher à Idi Nadhoim, ancien vice-président du précédent régime et président du tout nouveau parti Zam-zam.

Le vice-président aurait signé ce vendredi à New-Dehli en Inde l’accord de principe sur l’investissement dans la centrale au fioul lourd de 18 Mw. Un projet qui va coûter 15 milliards de francs comoriens. Selon l’ancien vice-président Idi Nadhoim, l’initiateur de ce projet, ce présent accord qui diffère du premier « devait être concessionnel pour être accepté par le FMI et la Banque mondiale, a été consenti dans des termes exceptionnellement favorables. Le taux d’intérêt est de 1%, la durée de remboursement de 23 ans avec une période de grâce de 8 ans ».

Par contre pour l’ancien accord, les institutions de Breton Wood avaient émis des réserves sur un taux d’intérêt qu’elles estimaient trop élevé, 1,75% et une durée de remboursement de 20 ans jugée trop courte pour le pays. Le prêt servira à la construction d’une centrale avec 3 groupes électrogènes de 6 MW chacun, la réfection d’une partie du réseau, ainsi qu’au renforcement des capacités du personnel de la centrale.

« Le fioul lourd présente un avantage certain par rapport au gasoil dans la mesure où le litre de fioul lourd coûtera plus ou moins 80 fc alors que le gasoil revient actuellement à 550 fc le litre. Pour pouvoir éclairer la Grande-Comore, la MA-MWE avec ses groupes au diesel qui a besoin de 60 000 litres de gasoil par jour, pour un coût de 33 millions de francs alors que ses recettes moyennes par jour n’excèdent pas 6 millions », avance cet ancien entrepreneur converti à la politique.

En ce qui concerne les autres îles, le vice-président confirme que le gouvernement indien a «donné son accord de principe pour un prêt de Trente-cinq millions (35 millions) de dollars, soit treize milliards cinq cent millions de nos francs, pour des projets à Mohéli et à Anjouan.
Les autorités anjouanaises privilégient le développement de l’énergie hydraulique tandis qu’à Mohéli, on se pencherait pour un mixte éolienne et solaire. Mais en l’absence d’études de faisabilité, ces projets ne peuvent être soumis, en l’état, aux autorités compétentes indiennes pour examen».

Ce projet apportera à Ngazidja un grand soulagement face à la crise énergétique qui donne un coup de frein aux activités liées à son économie. C’est à partir de 2010 que le gouvernement comorien par le canal de l’ancien vice-président en charge de l’énergie entre en négociation pour le financement d’une centrale au fioul lourd. Une initiative critiquée par les écologistes qui jugeaient « un tel projet destructeur de l’environnement ».

Maoulida Mbaé HZK

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