ENQUÊTE SUR LE DÉFI LANCÉ: TSIMTOREYANI 

Le défi lancé par Monsieur Mohamed Said Mchagama, sur l’affaire Intertraid, est-il codé ? C’est-à-dire, le défi est-il lancé à ses adversaires d’hier ou nous sommes tous défiés ? Les analystes et observateurs se divergent. Certains avancent qu’on lui a vendu la mèche, qu’Intertraid serait parmi les thèmes des Assises. Il devancerait alors les Assises pour donner sa vérité. D’autres, avancent que, peut-être, ce sont ses adversaires dans cette affaire, qui tirent la ficelle au CPAN, de le convoquer sur les bancs des Assises. Ainsi, il défie ses adversaires, avec son caractère « inné et hautain » de prise de parole. Et il a fait en sorte de défier tout le monde. Les gamins des années quatre-vingt-dix, collégiens à cet époque, remontent le temps pour enquêter les proches, en tout cas les ainés de cette épopée des « Bandits de la République ».
« Une intervention à moitié véridique ? »
C’est une partie de discours qu’il aurait prononcé à son cénacle restreint, nous dit-il, mais il a découpé la partie qui lui incombe. L’affaire Intertraid serait vraie, comme Mchagama, nous confiait-t-il. C’est une affaire à la Camorra napolitaine ou Cosa nostra sicilienne. Elle fait partie des pratiques mafieuses de l’époque Abdallah. Il n’est pas l’initiateur de l’affaire. En revanche, il aurait roulé les dignitaires d’Abdallah, est même roulé, ses proches qui ont contribué à la continuité de l’opération mafieuses, jusqu’en Afrique du Sud. Après avoir disputé avec le clan mafieux d’Abdallah, il aurait décidé d’apporter officieusement sa signature pour continuer l’opération. Officiellement, il aurait dit à ses proches que sa signature a été falsifiée dans cette affaire. Mais les plus proches sauraient que c’était sa vraie signature.
« La triple trahison de Mchagama dans cette affaire »
Notre Gentleman cambrioleur se serait bien placé sur l’échiquier politique avec ses cavaliers, de descendants du Feu Djohar, de filiation ou d’alliance. Avec ses privilèges gendrocratiques, il se serait débarrassé du clan mafieux d’Abdallah dans le Gouvernement. C’est ce qu’on peut qualifier de première trahison. C’est la raison pour laquelle, ce clan a tenté d’éliminer ou d’incarcérer M.Mchagama, l’homme au triple sauts, sur le plan juridique. Raté, notre Gentleman aurait saisi la perche dans cette affaire. Le jackpot que devrait être encaissé par l’Etat Comorien sur cette opération de « blanchiment » ou de « facturation mensongère », serait revenu donc au clan Feu Djohar, dont Mchagama faisait partie en tant que gendre.
Ce faisant, ce cercle aurait partagé le jackpot, comme un partage de donation du Feu Djohar. La deuxième trahison aurait eu lieu sous le toit du couple Mchagama. Se considérant le chef du foyer, il aurait encaissé tout seul leur part dans son propre compte. Les analystes prétendent l’une de raison d’une désunion, malgré le désamour dans une union. Enfin, la troisième trahison aurait eu lieu dans clan ou les « enfants de cœur » de Mchagama. En l’aidant, à finaliser cette opération, il n’aurait donné aucune miette à ses « enfants ». Pour lui, il est leur Mentor. Il les a placés à des postes juteux.
« L’Etat comorien n’a aucune dette sur Intertraid »
Notre Gentleman déclare que l’Etat comorien n’a rien perdu ni n’est endetté sur cette affaire. Il me semble que notre Beau parleur, nous traite tous comme les « Intellos campagnards et dépaysés ». Si l’Etat s’est sali dans cette affaire mafieuse, la recette, soit-elle, sale, encaissée devrait être à l’Etat. Ce n’est pas un héritage de la famille composée, alliance ou filiation du Feu Djohar. Alors, si certains des bénéficiaires de cet jackpot de la République ont regagné leur dernière demeure, ils ne pouvaient plus s’expliquer en Tribunal ou en Assises. Notre Galant orgueilleux a eu tort de nous braver la richesse du « tombeau » non hérité. Peut-être, il devrait nous parler du Feu Djohar, grâce à qui, ils auraient détourné le patrimoine de la République. Ne nous défiez pas, dites votre vérité, puisqu’il y a plusieurs vérités. Comment veut-on nous pousser à donner des traces, alors que ceux qu’on a placés à des postes les ont effacés ?
Mohamed HADJI COMORESplus

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