Enseignement: Les écoles privées soumises à un cahier des charges

Les écoles privées de Ngazidja sont désormais liées par un cahier descharges avec le commissariat à l’éducation de l’île. Le lancementofficiel s’est déroulé hier mercredi au conseil de l’île en présence desmaires de l’île et des directeurs des établissements privés.

Désormais pour ouvrir un établissement scolaire privé, il va devoir pour les promoteurs remplir un cahier des charges. Un cahier fixant les obligations devant être tenues ainsi que les conditions de création,d’ouverture, d’extension et de gestion des établissements. « La rapideaugmentation de la population comorienne constatée depuis les années90 par les spécialistes, a engendré entre autres conséquences une nette augmentation des effectifs des établissements scolaires au niveau national. Ngazidja n’échappe à ce phénomène démographique et la tendance est très marquée pour les écoles privées. De 1999 en 2014 les écoles sont passés 6221 à 13047 actuellement, elles ont dépassés 60 000 élèves de la maternelle à la terminale », a déclaré Maoulida Ben Ousseine, commissaire à l’éducation de l’île.

Raison pour laquelle d’après-lui, le commissariat à l’éducation avec le ministère de l’éducation, sur financement du projet Prepeec de l’Union Européenne, ont procédé en 2016 à un diagnostic des écoles privées et lancé en octobre 2016 une vaste inspection administrative de ces mêmes écoles privées. M. Ben Ousseine qui reconnaît le rôle que jouent les établissements scolaires privés dans le système éducatif de l’île et est convaincu de l’élément clé de cahier des Charges dans le cadre de ce partenariat.

 « L’école privée joue un rôle important et les résultats enregistrés et qui sont annoncés ici sont éloquents. Il ne fallait pas oublier que sans le privé, l’État serait pris dans un problème de capacité d’accueil », dira Moumine Moussa Abdallah coordinateur de l’inspection générale de l’éducation de Ngazidja. « Par contre et c’est un constat, il y a une école privée et une école privée. Il y a des écoles privées qui ne répondent aux conditions nécessaires », fait-il observer. 
Quant au président de l’association des écoles privées, il fait savoir que le partenariat ne doit pas être seulement avec le commissariat ou le ministère à l’éducation, il doit s’élargir à d’autres instances. « Il y a quelques jours on nous a conviés au ministère des affaires étrangères. Il est important que ce partenariat se fasse aussi avec le ministère des finances et d’autres ministères pour qu’on puisse comprendre que nous enseignons des comoriens », a-t-il déclaré, appelant désormais au respect des conventions généralement signées et qui le plus souvent souffrent de concrétisation. 
Maoulida Mbaé/LGDC 

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