Enseignement secondaire : l’Intersyndicale lève son mot d’ordre de grève

Le spectre d’une grève illimitée qui planait sur l’école publique est écarté. Le gouvernement et le syndicat des enseignants ont trouvé un modus vivendi mardi à l’issue de trois heures de négociations. 

Par Abdallah Mzembaba

C’est une première victoire pour l’Intersyndicale des agents de l’éducation. Après une réunion de plus de trois heures, mardi en fin d’après-midi, les deux parties sont finalement parvenues à un accord. Sur les trois revendications de l’Intersyndicale (paiement des reliquats, avancements et grille indiciaire), le gouvernement «s’est montré attentif et sensible, d’où notre accord». Il a été convenu de mettre en place une commission multipartite (Intersyndicale, Fop, Finances et Éducation), chargée de faire des propositions au gouvernement dans l’optique de répondre aux exigences de l’intersyndicale. Saïd Abdou Djaé, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, a fait savoir que le mot d’ordre de grève était déjà levé. L’Intersyndicale avait, en effet, lancé un préavis de grève illimitée à compter du 18 janvier. Pour l’heure, la commission a prévu de se réunir pour la première fois ce jeudi à 15h. 

Budgétisation de la nouvelle grille

De là émanera les échanges et études de faisabilité devant mener à une sortie de crise définitive. Pour sa part, Moussa Mfoungoulié Ali, secrétaire général de l’Intersyndicale, s’est dit satisfait des discussions, bien que, dit-il, beaucoup reste à faire. Pour rappel, les agents de l’Éducation demandent «la levée de la loi de suspension de la nouvelle grille indiciaire, la réalisation du reste des avancements et le paiement des reliquats». Pour ce dernier point, «une étude d’échelonnement sera faite dans les meilleurs délais pour qu’ils soient intégrés dans le paiement de février», a affirmé Moussa Mfoungoulié Ali.

Quant aux avancements, «ils seront aussi effectifs à partir du paiement de février. Nous avons demandé à nos interlocuteurs de faire en sorte que la situation administrative soit prise en compte dès maintenant en attendant l’effet pécuniaire le mois prochain», nous a rapporté Moussa Mfoungoulié Ali. Prudent, il a déclaré que seule la signature du procès verbal de cette rencontre scellerait définitivement cet accord. Au niveau de la dernière requête de l’Intersyndicale relative à l’application de la nouvelle grille, la commission devra faire des propositions concrètes d’ici avril. L’objectif étant de soumettre ces propositions, via la loi rectificative du budget 2017, aux députés lors de la prochaine session parlementaire. D’ici là, les élèves pourront reprendre le chemin des classes en toute quiétude.  

Alwatwan 

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