Enseignement supérieur : Une sortie de crise probable aujourd’hui

Par Abdallah Mzembaba

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Après 72 h d’arrêt de cours, les enseignants de l’Université des Comores (Udc) ont repris le chemin des classes hier par, disent-ils, «respect pour la législation du travail» qui stipule qu’un arrêt de travail ne peut pas dépasser les trois jours. Hier en fin de matinée, le Syndicat des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) a rencontré le ministre de l’Éducation nationale.

Une rencontre axée sur les revendications du Sneuc et qui, à en croire les deux parties, sont légitimes. Pour rappel, les enseignants de l’Udc revendiquent notamment une ligne budgétaire sur les recherches, un complément pour combler le vide financier provoqué par la baisse du droit d’inscription et une prise en compte des retraites des agents de l’université.

Hassane Youssouf, secrétaire général du Sneuc, ajoute que l’»l’intégration dans la Gise, le fonctionnement de l’université» sont aussi importants. L’intéressé regrette, par ailleurs, le fait que depuis l’arrivée du président Azali Assoumani «les paiements interviennent toujours avec retard». Sur ce sujet, une source officielle affirmait hier que les agents de l’Udc devraient être payés aujourd’hui. 

Journée déterminante

Dans le même sens, une assemblée générale des enseignants de l’Udc est prévue aujourd’hui et c’est «elle qui va déterminer, en se basant sur les avancées du dossier, quelle politique on va adopter après l’arrêt de cours de 72h», explique Hassane Youssouf. Il est à savoir que la même source affirme qu’il faut «entre 700 millions et 1 milliard de francs pour garantir le fonctionnement de l’Udc jusqu’à la fin de l’année».

De son côté Saïd Abdou Djaé, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, déclare que suite au dernier conseil de ministres, il a été décidé de mettre en place une commission pour s’occuper des revendications du Sneuc. Lors de la réunion d’hier, Abdou Mhoumadi a émit le souhait de voir le Sneuc être intégré dans ladite commission, actuellement composée des ministères de l’Éducation et des Finances ainsi que de l’Université des Comores.

«Nous avons écouté les doléances du Sneuc. Nous leur avons montré la position du gouvernement et nous sommes disposés à accompagner l’Udc pour qu’elle accomplisse sa mission seulement nous devons tous comprendre que c’est une question intersectorielle. Il faut donc que tous les acteurs soient concertés car c’est de là qu’émanera une solution», martèle Saïd Abdou Djaé.       

Alwatwan 

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