Entretien avec Sultan, rappeur franco-comorien : « Il faut être passionné pour réussir en musique »

Rencontré à Alger au concert qu’il a donné à l’esplanade de Riad El Feth à la faveur de la 5e édition du festival international « l’Été en musique à Alger », la star émergente du rap français, Sultan, a bien voulu répondre à nos questions relatives à ses influences musicales.

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Rencontré à Alger au concert qu’il a donné à l’esplanade de Riad El Feth à la faveur de la 5e édition du festival international « l’Été en musique à Alger », la star émergente du rap français, Sultan, a bien voulu répondre à nos questions relatives à ses influences musicales.

Ça vous fait quoi de vous  produire pour la deuxième fois en Algérie ?

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Je pense tout d’abord que c’est une bonne chose d’organiser des concerts avec accès gratuit au centre de la capitale algérienne en plein été, les gens vont se permettre de voir défiler des artistes de différents genres musicaux, ça me fait plaisir de faire partie de ces artistes pour gratifier le public algérien face auquel je me produis pour la deuxième fois. J’ai beaucoup d’amis algériens en France et je garde cette chaleur humaine et cette joie de vivre chez mes amis algériens.

Comment évaluez-vous le rap français aujourd’hui ?

Je pense que le rap français est en continuelle évolution, il s’ouvre de plus en plus à d’autres tendances musicales et invite sans cesse des artistes des quatre coins du monde pour des featuring. Il y a des gens qui n’aiment pas le rap mais qui s’identifient dans cette musique, je dirai donc que c’est une musique qui se porte très bien.

Vos débuts avec la musique étaient par pur passion. Vous vous attendez à faire un nom et une carrière ?

Au début, je faisais de la musique par pur plaisir, aujourd’hui, j’arrive à vivre de ça, pour moi, ce n’est pas quelque chose que j’ai voulu, les choses se sont faites naturellement et le message que j’ai envie de transmettre aux jeunes musiciens c’est de faire la musique par plaisir, passion et amour, il ne faut jamais penser à faire fortune et gagner une grande notoriété, ce sont des choses qui mettent des barrières dans la carrière de l’artiste, la base doit être solide et conçu sur l’amour du métier.

Vous êtes d’origine comorienne tout comme Rohff avec qui vous avez signé « 4 étoiles », un titre à qui vous devez toute votre célébrité. Comment s’est faite cette collaboration ?

J’aimais bien écouter Rohff dans mon enfance, c’est un artiste qui m’inspirait énormément, j’ai fait un morceau intitulé « 92 » qui est une reprise de « 94 » de Rohff, un titre qui m’a révélé auprès du public français, quand j’ai fait ce remix, internet venait d’émerger et ça ma permis de gagner une notoriété au 92 de Paris et ensuite le son s’est élargit et a gagné d’autres cercles de fans. Pour ce qui est de « 4 étoiles » c’est le son m’a révélé au grand public à mon avis, nous avons fait le clip au Brésil, Rohff était un artiste confirmé, le fait de me voir déjà à ses côtés était très bénéfique pour moi, d’autant plus que le morceau était, sans aucune prétention de ma part, réussi. Je pense que c’est mon plus grand morceau à l’heure actuelle.

On vous classe souvent dans la catégorie « Gansta rap ». Êtes-vous d’accords avec cette classification ? Et peut-on un jour vous voir explorer d’autres sonorités ?

Je ne m’identifie pas dans le courant du gangsta rap ou autre, je considère que je suis un artiste qui peut travailler sur tous les styles de musique, je ne suis pas fermé d’esprit, j’essaye de m’élargir et de toucher plusieurs personnes, et ça correspond beaucoup à mon état d’esprit quotidien, je ne veux pas me restreindre dans une ligne de conduite, j’essaye de m’ouvrir et de faire plaisir à tous mes auditeurs. J’ai collaboré il y a pas longtemps avec Dj Sem qui a un son assez oriental, je réponds favorablement aux morceaux et aux sonorités qui me parlent et qui me plaisent, j’espère faire à l’avenir plus de collaborations sur d’autres styles musicaux.

Elmoudjahid.

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