Et si l’école publique aux Comores devenait semi-privée…?

​Opinion libre:

Et si l’école publique devenait semi-privée à partir du collège? les familles seraient soulagées, et le gouvernement se trouverait à moitié déchargé. Comment? Aujourd’hui, dans tout le territoire comorien, une famille ayant plus de deux enfants scolarisés, aussi pauvre soit-elle, envoie au moins un dans une école privée.; et si on s’en tient à un minimum relatif , l’écolage pour l’établissement privé le moins cher s’élève à 10.000fc par mois rien que pour la seule classe de sixième.
Cela admis, si dans les établissements publiques d’enseignement on ramenait à 5000fc les frais de scolarité par enfant et par mois, la somme d’argent consacrée pour un seul élève dans le privé suffira à régler pour deux dans le semi-privé.
Le mécanisme demeure le même pour le lycée où le payement le moins cher par élève et par mois peut descendre jusqu’à 15.000fc pour les classes terminales dans les écoles à caractère communautaire spécialement; fixer alors le payement à 7500fc pour un lycéen, reviendrait à alléger aussi bien les charges des familles que celles de l’État. Avec l’écolage d’un seul dans le privé le parent pourra s’occuper de deux au moins, et surtout quand on sait que dans les grands établissements privés d’enseignement le montant mensuel frôle les 25.000fc par tête. 
Certes le secteur privé de l’enseignement devra dès lors fournir un enseignement de qualité, seul garant de sa survie, car à ce moment ce n’est pas à défaut qu’on s’y rendra comme aujourd’hui; l’État récupérera une partie de l’argent servant à remplir les caisses des nouveaux capitalistes qui exploitent les enseignants pour payer régulièrement les salaires des professeurs. Si les gouvernements réalisaient que les patrons d’une école privée consacrent moins de dix sur cent de leurs recettes pour le payement de leurs enseignants, ils se seraient rendus compte depuis trop longtemps le privé, loin de contribuer au développement et l’épanouissent de l’éducation, il est responsable de la dégradation permanente du système depuis son apparition. Si moins de dix pour cent des recettes suffit à une école privée pour payer leurs enseignants, cela signifie que la moitié de leur écolage ou presque appliquée au publique suffira amplement à payer les professeurs du publique.

Je ne m’attarderais pas ici sur l’indiscipline chronique et les passages de complaisance, parce qu’on veuille à tout prix garder un grand effectif et un grand bénéfice; L’école privée doit être compétitive mais pas à ce point d’écraser le publique et épuiser les enseignants par l’enrichissement et l’exploitation. D’ailleurs un pays pourvu de grandes richesses financières comme l’Afrique du Sud capable d’enseigner gratuitement tous ses enfants a opté pour une large part à l’enseignement semi-privé semi-publique. 

Une école privée sera forcée d’être exemplaire ou disparaître. Monsieur le président de l’union des Comores, colonel Azali Assoumani, Après 28 ans, depuis 1989, la question des salaires et des avancements légitimes des enseignants méritent qu’on apporte une solution définitive pour l’intérêt général. 
Craignons le Jour où nous comparaîtrons devant Allah, et soyons équitables et soucieux à la manière du plus noble des créatures, le Prophète Muhammad, prières et saluts d’Allah sur lui, car en vérité, nous serons heureux en ce monde et en l’autre si nous accomplissons nos tâches dans le but du Salut.
Muhammad Soidrouddyne Hassane

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