Etats-Unis : le tueur de Webster a tendu un piège aux pompiers

Deux pompiers qui sont intervenus sur un incendie à Webster, dans l'Etat de New York, aux Etats-Unis, ont été tués par des hommes armés.

William Spengler, qui a tué lundi deux pompiers volontaires de l’Etat de New York et en a blessé deux autres avant de se suicider, a laissé une note annonçant son geste, ont déclaré mardi 25 décembre les autorités. Il leur a tendu un piège en incendiant une maison à Webster, près de la ville de Rochester, dans le nord-est des Etats-Unis. Dissimulé derrière un talus, il s’est mis à tirer sur eux, en touchant quatre, dont deux mortellement. Il s’est suicidé après un échange de coups de feu avec un policier.

Gerald Pickering, le chef de la police de Webster, a lu des passages de la note du tueur lors d’une conférence de presse. « Je dois encore me préparer pour voir combien de maisons des environs je peux détruire puis faire ce que j’aime le plus, tuer des gens », écrivait-il notamment. La police n’a pas encore établi les raisons de son passage à l’acte, ni pourquoi le tueur, qui était âgé de 62 ans, s’en est pris à des pompiers.

Lire : Etats-Unis : deux pompiers tués par balle en intervenant contre un incendie

Le tireur avait été condamné en 1981 pour meurtre pour avoir battu à mort avec un marteau sa grand-mère de 92 ans et avait passé dix-sept ans en prison. Les enquêteurs tentent de localiser sa sœur, Cheryl, 67 ans, qui est portée disparue. Ils essaient également de comprendre comment William Spengler, qui était armé d’un revolver SmithWesson 38, d’un fusil à pompe Mossberg et d’un fusil semi-automatique 223 Bushmaster, a pu se procurer ces armes alors que sa condamnation lui interdisait légalement d’en acheter.

LE DÉBAT SUR LES ARMES RELANCÉ APRÈS LA TUERIE DE NEWTOWN

Cette fusillade survient dix jours après la tuerie de l’école Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut, qui a relancé le débat sur le contrôle des armes dont le port et la possession sont des droits garantis par le deuxième amendement de la Constitution.

A la suite de ce drame qui a coûté la vie à 26 personnes dont 20 enfants âgés entre 6 et 7 ans, le président Barack Obama a apporté son soutien à une éventuelle proposition de loi qui rétablirait une loi interdisant la vente de fusils d’assaut adoptée en 1994 sous la présidence démocrate de Bill Clinton et qui a expiré en 2004 sous son successeur républicain, George W. Bush.

Le chef du lobby américain des armes à feu, la National Rifle Association (NRA), Wayne Lapierre, a rejeté dimanche l’idée d’interdire de nouveau les armes militaires.

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