Face aux catastrophes récurrentes : Bourhane Hamidou favorable à “l’installation d’une base militaire étrangère“ aux Comores

Suite aux intempéries qui me est à la limite du dramatique tuyauterie est emporté. aussi durement les localités de concrètes et dans plusieurs sens ».
ont frappé les Comores ces derniers jours, cinq des membres de l’United nations développement and coordination, accompagnés du docteur Saïd Ali Mbaé de l’Unicef et Fatihou Oithiki du ministère de la santé, effectue une mission de travail. Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire où l’on retrouve en son sein des spécialistes de santé publique, en éducation, développe- ment et autres, venue évaluer l’ampleur des dégâts occasionnés par les fortes pluies. Elle a été accueillie par le directeur régional de la sécurité civile avec qui elle a tenu une première réunion avec la société civile dans les locaux du Croissant rouge.

Fomboni sans eau

Le ministère de la santé serait sur- tout préoccupé par des retombées négatives immédiates comme les maladies diarrhéiques suite à l’absorption d’une eau non potable. Pour ce qui est de l’eau, le problèmeest à la limite du dramatique dans l’agglomération de Fomboni, privée de cette denrée vitale depuis deux semaines. En effet l’adduction du réseau d’eau datant seulement de 2007 malgré les centaines de millions qui y ont été englouties, s’est avéré avec une grande supercherie car à la moindre pluie la tuyauterie est emporté.

La délégation ne manquera, sans doute, pas de constater l’effondre- ment d’un pont à Miringoni, des murs de soutien et des gabillots fraichement édifiés pour protéger les riverains des rivières Dewa, Msutruni et Howani contre la furie des grandes crues qui a frappé tout Hamavuna et Nyimashiwa.
Le même jour, M. Bourhane Hamidou, le président de l’assemblée nationale, a effectué un voyage éclair dans l’ile pour les mêmes motifs à savoir toucher du doigt l’ampleur des dégâts et faire des propositions pour l’avenir. Dans un point de presse, tenu chez Akmal Resto, il a affirmé qu’agissant au nom de l’institution qu’il a l’honneur de présider, après Ngazidja et Ndzuwani où il a passé quarante huit heures, ce jour fût le tour de Mohéli ou après s’être entretenu avec les autorités insulaires dont le gouverneur, il s’est rendu sur un certain nombre de sites durement touchés.
« Attention aux grosses vagues inutiles ! » 

« Pour le court terme le gouvernement a fait appel à la solidarité internationale mais les Comoriens devons aussi prendre leurs responsabilités et nous autres législateurs allons faire des propositions

Ainsi le président du parlement estime que tenant compte des leçons qu’a suscité cette catastrophe, l’État se doit d’identifier des zones à risque pour construction et faire appliquer la législation dans ce domaine tout comme la déforestation qu’il faut absolument mettre fin sans complaisance. Il pense, par ailleurs, que du fait que le pays est dépourvu de tout pour faire face à une catastrophe naturel- le de grande ampleur « les Comores doivent absolument de chercher un pays ami qui serait disposé à installer une base militaire dans notre pays qui pourrait bénéficier de la logistique de cette dite base en cas de coup dur ». 
A une dernière question sur la lutte contre la corruption et la sanction qui a frappé Alwatwan, le président de l’assemblée affirme qu’il s’agit d’un dossier qu’il’suit de près car pour lui aucune information ne doit être taboue du moment où elle est vérifiée et diffusée de « façon à ne pas faire de grosses vagues inutiles ».
Riziki: alwatwan.net

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