FAHMI n’a pas le droit à l’erreur, le redressement de la justice c’est maintenant

La justice comorienne devrait être redressée par l’arrivée d’un avocat de formation. En effet,celui-ci n’a pas le droit à l’erreur.
Tout d’abord, il doit montrer sa capacité en droit afin de dynamiser la justice.  Ensuite, l’ensemble des comoriens l’ont à l’œil car, dans sa campagne, il a critiqué sévèrement la gabegie judiciaire.

Par ailleurs, les citoyens attendent de lui une justice juste capable de juger les coupables et innocenter les victimes.
Donc, certes le travail sera difficile mais pas impossible.
Si sa marge de manœuvre est limitée, il dispose des atouts, formidables:
D’abord, entant que garde de sceaux, il est le conducteur de la politique pénale définie par le président de la république.

Toutefois, si le président détermine une politique pénale laxiste, voire même favorite, le ministre aura du mal à s’imposer.

Néanmoins, le ministre de la justice dispose un pouvoir exorbitant.
Premièrement, il veille à la cohérence de l’application pénale sur l’ensemble du territoire. Son avantage, est double: D’abord, il peut faire des propositions de lois en tant que législateur. Il est avocat, donc, il doit maitriser le sujet en question.

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Ensuite, il dispose un levier pour agir efficacement. Le parquet est sous son autorité.
En d’autres termes, il est à la tête du ministère public. c’est à dire les magistrats du parquet. Ces derniers font fonctionner la justice. Les enquêtes de flagrances et préliminaires sont coordonnées par les procureurs.
A la fin, c’est le procureur sous l’autorité de garde de sceaux qui décidera s’il poursuit les délinquants financiers, criminels ou les abus de biens sociaux. Ou classer les affaires sans suite. Souvent, les magistrats sous l’influence du président classent les affaires criminelles, financières et sexuelles sans suite. Cette dernière option est très mal conçue.

Mais, il faut noter que le ministre a la possibilité de donner des instructions aux magistrats pour la politique pénale définie par le chef de l’état. Donc, cet avocat dispose t-il la volonté et les moyens de parvenir à ses fins? N’oublions pas que lors de la première mandature du colonel, il avait juré de punir les trafiquants de billets de banque en 1999, notamment l’affaire du jeune de Mitsamihouli qui avait été arrêté avec des faux billets. Dans cette affaire, le colonel a classé le dossier sans suite.

Bref, FAHMI n’a pas le droit à l’erreur. La justice n’a pas d’intérêt, ni affection, car du moment où l’affection s’installe, la justice devient une coquille vide.

Imani

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