Fallait-il ou non dégager par la force les vendeurs des rues de Moroni?

Opinion:

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IL N’YA PAS D’OBSESSION A LE POURSUIVRE CAR IL EST QUESTION DE LA VIE DE VRAIS GENS QUI CHERCHENT A TRAVAILLER POUR NOURRIR LEUR FAMILLE ET NON COMME CERTAINS LE POSENT D’UNE QUESTION ESTHÉTIQUE.
Qui ne voudrait pas vivre dans une ville propre, organisée, éclairée, vivante, non polluée ….etc, surtout lorsque cette ville est la capitale de notre pays et le symbolise dans le monde? Écartons donc d’emblée l’idée que ceux qui s’opposent à l’action de la municipalité seraient contre la ville et ne seraient pas de là. Ce serait trop facile. Nous refusons qu’une question de société telle que la politique d’aménagement de la capitale des Comores, soit réduit à un fait divers réglé par des gaz lacrymogène.

Pourquoi lorsqu’on pense à l’organisation de la ville, on pense aux marchands ambulants? Et tout le reste, qu’est ce qu’on en fait? Les gens qui occupent illégalement le littoral (trois étages qui ferment la vue sur la mer face à l’AFC), ça n’a l’air de choquer personne.On peut citer tout ce qui à détruire pour construire la capitale. C’est cette vision obstrue, cette obsession des dirigeants municipaux à répéter les mêmes mesures pour faire croire qu’ils font quelque chose parce qu’ils ont dégagé une artère, qui nous révolte.
Tout se passe comme si  ce qui est important à Moroni était de faire de la place à la voiture, au détriment de la vie des gens. L ‘aménagement est une question hautement politique qui répond à la question, quelle ville nous voulons pour un meilleur vivre ensemble? Or, les dirigeants municipaux font de la gestion au jour le jour, sans plan ni vision. Rappelons aussi que l’on parle de la capitale politique et économique d’un pays et cela suppose un débat national, car les investissements, les travaux d’aménagement pour construire la capitale d’un « pays émergent », ne sont pas du ressort du seul maire et de la seule municipalité. Voila le vrai lieu où se pose le problème de l’organisation de Moroni et la justification de notre fronde contre la petite politique sans lendemain de l’équipe municipale et pourquoi nous estimons qu’au lieu de liguer les habitants, c’est eux que la municipalité devait consulter si elle a un vrai projet.
Se taire et laisser faire comme si c’était la première fois que de telles opérations sont menées contre les mêmes, ce serait ne pas tenir compte du fiasco des précédentes. Quelle gloire tirer de « Dubaï », ce marécage qui fut pourtant annoncé comme une sérieuse alternative aux « towa urengue »? Il est question ici de la vie vraie des gens, de leur droit à travailler pour nourrir leur famille et pas seulement d’une question esthétique d’embellissement d’une ville. Quant au second débat sur les propos regrettables maire-adjoint sur Mayotte 1ère, cela est un tout autre débat aussi …..politique.
Il faut mettre un terme maintenant à ce débat car les autorités semblent avoir pris conscience du problème ,de toute façon les semaines qui viennent vont être décisives ,soit on apprend à se connaitre et à s’estimer malgré nos origines familiales ou régionales , soit on s’affronte et là disparition de la carte une fois pour toutes l’union des Comores et fera place un Etat ou une entité pour chaque île .

E. Mliv oid r o

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