Falsification de diplômes : Une jeune fille interpellée par l’Office national des examens

Venue certifier son diplôme de baccalauréat comme le font plusieurs des bacheliers, Mademoiselle X ne réussira pas à repartir tel qu’elle était arrivée. Après vérification des agents de l’Office national des examens et concours (Onec), il s’est avéré que le numéro figurant sur son diplôme n’était pas le sien. Elle a été conduite à la gendarmerie.

Les falsifications de diplômes sont légion dans le pays. L’interpellation des auteurs cela sit est un exercice périlleux face aux pressions, d’un ami haut placé ou d’une autorité judiciaire passive. Mais hier, mardi 4 septembre, l’Office national des examens et concours (Onec) a réussi à arrêter une présumée «falsificatrice». Il était aux envions de 9 heures, lorsque Mademoiselle X s’est présentée pour certifier son diplôme. Les agents de l’Onec ont procédé à la vérification habituelle avant de remettre à leur chef le document en question pour la signature. Devinez ce qu’ils ont découvert : le diplôme de baccalauréat de la jeune fille comporte un numéro déjà attribué à une autre personne. Le numéro «195» appartiendrait à un certain Soifouani Mahamoud qui a obtenu son bac en 2014, à en croire les bases de données de l’Onec. Les responsables se trouvant sur place ont décidé de saisir les documents et mettre la jeune fille à la disposition de la gendarmerie pour audition.

Selon le Directeur général adjoint de l’Onec, Hadji Abdou Bacar, il s’agit d’une procédure normale. «Si nous mettons la main sur une personne avec des documents falsifiés, nous faisons appel aux autorités judiciaires. C’est à elles de mener l’enquête», a-t-il confié avant de préciser que ce n’était pas un cas isolé. Il ajoute : «nous faisons face à ce genre de situations. Cette année nous avons déjà attrapé environ 10 personnes. Une fois arrivées ici, nous vérifions les diplômes qu’elles veulent certifier. Heureusement que nos agents sont formés en la matière. Il est facile de repérer les incohérences. Comme ce fut le cas aujourd’hui».

Le numéro deux de l’Onec a été catégorique sur la question. «Personne ne sera épargnée, peu importe son statut. Nous voulons démanteler ces réseaux de falsification. Les détenteurs de diplômes doivent être en sécurité », a-t-il souligné avant de lancer un appel à la Justice pour une gestion coordonnée dans la politique de démandetèlemnt des réseaux de faussaires de diplômes.

Alwatwan

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