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Fausse identité ou changement de nom, un péché mignon aux Comores

Changement de nom en Islam.

La seule interdiction islamique dont on entend jamais parler aux Comores. Changer son nom et porter le nom d’un autre afin de pouvoir bénéficier des papiers français est une pratique très courante chez les comoriens. Certains en ont fait un véritable business parce que c’est une source de revenus rentable. Ils déclarent beaucoup d’enfants qui ne sont pas les leur moyennant des grosses sommes d’argent. Et ceux qui déclarent, et ceux qui sont déclarés, enfreignent une règle et commettent un péché.

Bien évidemment que porter le nom d’un autre père, avoir une fausse identité en achetant des papiers est un moyen sûr d’atteindre Paris et surtout de pouvoir travailler et faire sa vie convenablement.

Mais l’islam l’interdit formellement. Je n’ai jamais entendu un foundi comorien dénoncer cette pratique. Ils ferment tous les yeux, mais savent pertinemment que c’est une pratique courante dans la diaspora comorienne.

Le seul qui a publiquement condamné cette procédure, est le docteur Mohamed Bajrafil, mais il l’a dit dans une conférence à Mayotte.

Oserait-il dire à Moroni que l’islam interdit les fausses déclarations d’identité, les changements de nom, sachant que beaucoup de familles ont plusieurs personnes vivant en France avec des fausses identités, mais qui assurent leurs fins de moi, qui construisent chez eux, qui s’occupent de la famille en travaillant avec ces faux papiers ?

Fausse identité, changement de nom, restent un péché mignon et que l’on pardonne en Union des Comores.

Par Le Marquis de Mohamed, enseignant à Mayotte

La Rédaction

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