Faut il être riche pour être naturalisé aux Comores ?

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Il ne s’agit pas ici de la citoyenneté économique pour ne pas faire la confusion. Ce pendant au cours des ces deux décennies, nos présidents ont signé tour à tour des décrets de naturalisation de citoyens ayant trouvés résidence dans notre cher pays.

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Leurs dénominateurs communs, ils sont riches.

Ce qui est bien pour l’économie, mais cette richesse il est pas dans l’éducation, la culture et le sport ? C’est d’ailleurs, la raison de mon indignation, Il est incompréhensible voir inimaginable que Monsieur Jacques, Notre « Foundi Jacques » s’est vue refusé ou plutôt balader pour l’octroie de la nationalité comorienne à mainte reprises.50 ans de résident, Pourtant il a fait plus pour les Comores que bon nombre de nos concitoyens.

Actuellement sur le point de rentrer dans son pays natale la grande île Madagascar, le moins que je puisse faire est de lui remercier pour les 50 années de sa vie consacré à notre patrie, d’une part. D’autre part demander aux autorités compétentes de s’approprier cette question pour qu’il puisse enfin bénéficier de ce titre civique de citoyen à part entier.

Qui ne connais pas Monsieur Jacques l’enseignant, Le sportif ou Le bénévole ? Le sourire naturel et généreux. Pour rappel, monsieur Jacques est arrivé aux Comores en tant qu’instituteur le 8 Décembre 1964 en provenance de Madagascar. Après Mitsoudjé, il a été affecté à Chindini dans le Badjini de 1972 à 1974. Un passage d’une année au collège rurale Mbibodjou puis Chouani l’année suivante , avant de revenir à Mitsoudjé d’où ce natif de Madagascar à poursuivit son enseignement jusqu’en 1980. L’année à laquelle on lui a confié la direction de l’école primaire de Moroni Coulée.

Une mission qu’il a affectueusement remplit jusqu’en 1999. Dieu seul sait combien de jeunes comoriens de toute catégories l’on convoité vue son accessibilité et sa pédagogie. Bon nombre de ces élèves sont maintenant arriver aux sommet du pays. Des politiciens respectés, des médecins, des enseignants, des cadres et des juristes pour ne citer qu’eux de tout le pays de la grande Comore à Mayotte.

En 1999 il a prit sa révérence la veille du nouveau millénaire. Il a été même élevé à l’ordre du croissant vert par son ancien élève devenu président de la République Mr Azali Assoumani. Convaincu d’être chez lui, il a depuis lancé les procédures de naturalisation mais en vain. D’autres lui venaient en tant que sportif, il a joué à Elan club de Mitoudjé, l’équipe de Papillon bleu de Moroni mais aussi il était un coureur extraordinaire en demi fond. Il est aussi cofondateur de l’équipe JACM de Mitsoudjé .

Je voulais ici frivoler son parcours pour sa contribution dans le sport et l’éducation du pays pour vous donnez une idée de la personne. Sa retraite en 1999 ne lui a pas suffit pour raccrocher tellement ça vie se résumer en une phrase l’éducation des ses petits enfants c’est à dire les enfants de ses anciens élèves. Ainsi Plusieurs écoles privées ont eu recours à ses compétences pour encadrer les jeunes, le phares de Mitsoudje, l’école maternelle le petit poucet de Moroni hamraba puis l’école privée de Noumadzaha dans le Bambao .

Les mots que je n’en trouve plus d’ ailleurs pour écorner non seulement mon indignation mais surtout ma reconnaissance envers un homme humble et juste. Je peux rester là des heures voire même des années à louer sa gratitude, son bon cœur. Il ne finira pas donc pour cela, je tire mon chapeau et je lui dit même si on vous naturalise pas mais au fond vous êtes a part entier comorien personne ne peut vous l’enlever et je vous dit Merci « Foundi Jacques, Merci papy, merci mbaé » comme on vous appel. Longue vie maître .

Un rayon du bonheur, la seule personne qui ne s’est jamais énervée même dans ses pires moments. toujours calme.

Aichat Izzidine‎

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