Transport aérien : La pression s’accentue sur Ab-Aviation

Selon le directeur de cabinet de la présidence, le gouvernement entend mettre à la disposition de la compagnie Ab-Aviation des techniciens pour l’aider à élaborer un vrai plan de redressement et à réaliser un audit financier.

Par Ali Abdou

Ab-Aviation avait jusqu’au vendredi dernier à 11 heures pour remettre au directeur de cabinet du chef de l’Etat un plan de redressement de sa société et des ‘‘propositions concrètes’’ sur les modalités de paiement de ses arriérés de redevances auprès de l’Anacm (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie). Certes, la compagnie aérienne a bien soumis son plan, mais il ‘‘ne tient pas debout’’, de l’aveu même de Youssoufa Mohamed Ali, le directeur de cabinet du président de la République. 
‘‘En l’état, ce plan ne peut pas permettre à l’entreprise privée de remonter la pente’’, estime-t-il. Ab-Aviation propose notamment le versement par semaine de 800 mille francs comoriens jusqu’à l’apurement total de son ardoise à l’Anacm.


Selon le directeur de cabinet de la présidence, pour que la compagnie puisse reprendre ses activités, à travers la levée de la suspension de son Permis d’exploitation aérienne (Pea), elle doit respecter ses engagements tels que consignés dans le protocole d’accord du 4 février sous la médiation de l’Assemblée nationale. «Ab-Aviation doit donc verser une première tranche de 67 millions de fc. On lui délivrera alors une autorisation de survoler et au bout d’un mois, elle commencera à verser la somme de 800 mille francs par semaine jusqu’au paiement total du reste de sa dette», a rappelé Youssoufa Mohamed Ali.


A l’en croire, le gouvernement entend, en outre, mettre à la disposition de la compagnie Ab-Aviation des techniciens pour l’aider à élaborer un vrai plan de redressement et à réaliser un audit financier. Ab-Aviation est aussi appelée à trouver un accord du même genre avec ses autres partenaires. Le patron de la compagnie aérienne, Ayad Bourhane, dit attendre les propositions du gouvernement qui, selon lui, tiendront compte de la survie de sa société. Et d’ajouter qu’il n’a jamais dénoncé le protocole d’accord signé avec les parlementaires. «Dans notre plan de redressement, nous y avons joint une lettre de notre partenaire Sahara Aviation, qui renouvelle sa confiance à notre égard. Dans cette même correspondance, il exprime sa volonté de nous accorder un troisième appareil pour pouvoir sortir de cette zone d’ombres», explique le patron d’Ab Aviation.

Alwatwan 

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