Florilège des dérapages verbaux (et actes) des membres du gouvernement 

S’il y a une chose qui permet de distinguer le régime en place de ses devanciers, ce sont les interventions publiques des membres qui le composent. En effet, depuis le début de l’ère Azali, vice-présidents et ministres brillent par des propos et des actes déplacés. Les derniers propos incendiaires sont tenus par le vice-président Moustadroine qui affirmait que s’il a nommé son frère à la tête des travaux publics de Ndzuani, le prophète Moise en avait fait autant.  Pire, dans une intervention sur Ortc, il avancera que «la justice devra faire son travail sinon l’injustice le fera». Moustadroine Abdou aura était celui qui invitait tous les Comoriens contre les assises, à prendre des kwassa pour Mayotte ou encore en demandant à la population de bastonner tous les opposants aux assises qui s’hasarderaient à prendre la parole à Anjouan.  Moustadroine, le même qui annonçait la possibilité d’en finir avec le gouverneur Salami qui n’aurait pas d’immunité ni armes.
La palme d’or des propos injurieux peut toutefois revenir au ministre de la jeunesse, de l’emploi et du sport. Salime Mahmoud Hafi. Ce dernier n’a rien trouvé de mieux à dire que de balancer un «les nuls ou idiots de Moroni ou Mutsamudu sont les intelligents, intellectuels des bourgades lointaines». En clair, «Yé malaba ya Moroni na Mtsamdou wawo ndo wendza ankili wa massafarini».  S’il a demandé pardon par la suite, personne n’a été surpris d’autant plus que lui, n’a pas encore levé la main. Qui sait, peut être prochainement.
  Si le vice-président et le ministre des sports sont restés dans les paroles pour le moment, le ministre de l’intérieur, lui est passé aux actes en distribuant les gifles et les menaces. Mohamed Daoud a tenu à mettre en garde les journalistes en leur demandant de se tenir prêts parce que les gifles et autres coups de poing allaient pleuvoir.

Mohamed Youssouf 

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