Fonction publique : Grève générale ce jeudi et rassemblement le 1er mai

« Le constat désagréable des 10 mois des pouvoirs investis fait que les dirigeants syndicaux réunis (le 30 mars, Ndlr) déplorent le non respect de la loi et des textes réglementaires par les autorités publiques ». Un passage du courrier que la confédération des travailleuses et travailleurs comoriens (CTC) a adressé au ministre de la fonction publique, le 10 avril.

La CTC n’en démord pas. 10 mois après l’installation des pouvoirs central et insulaires, la confédération des travailleurs mandatée par l’ensemble des syndicats affiliés revient à la charge. Sur ses cinq revendications, la CTC exige « le respect de tous les engagements pris entre le gouvernement et les organisations syndicales dans les différents secteurs (éducation, santé, transport…) »
« Pendant les campagnes, ils ont pris des engagements devant le peuple à tel point que ce dernier espérait un changement. Nous, CTC, constatons que la plupart de ces engagements ne sont pas tenus », déplore Salim Soulaimana, secrétaire général de ladite confédération. Ce patron de la CTC qui a tenu une conférence de presse hier à Mavuna, déduit que si les autorités ont manqué à leur parole « c’est parce que les engagements qu’ils ont pris ne sont pas conformes aux textes en vigueur ».
La deuxième revendication formulée est « la réintégration des centaines de jeunes licenciés à sec dans les différentes administrations ». Le patron de la CTC qui avance un chiffre de 7000 jeunes licenciés dans l’ensemble du territoire national dit ne pas comprendre que le régime actuel recrute sur les mêmes procédés que ceux reprochés au précédent.
Les autres revendications sont le paiement des cotisations à la caisse de retraite des Comores par tous les employeurs, y compris l’Etat… ; établir les mêmes droits aux femmes que les hommes… ; le paiement des arriérés de salaires allant de 1995 à 2009 avec régularisation des cotisations…
« Pour soutenir ces revendications, les travailleurs vont observer une journée d’arrêt de travail dans tous les secteurs, jeudi 2 avril 2017 », décide la CTC qui prévient au ministre de la fonction publique que « s’il n’y a pas satisfaction de ces revendications, d’autres mesures seront prises par les travailleurs ».
Dans un communiqué distribué à la presse, la CTC durcit davantage le ton. « Nous voulons tout simplement le respect des droits, tel que prévu par le statut général des fonctionnaires. Ce statu quo aggrave les inégalités entre ceux qui sont aux commandes de l’Etat, des vrais nantis, et les agents de l’Etat, des vrais pauvres ».
Le communiqué parle également d’un décret signé en 2008 par Sambi instituant de nouveaux indices pour toutes les catégories des fonctionnaires. Selon toujours le même document, le décret est appliqué seulement à la Santé et à l’Université. 


« Sa généralisation ne devait pas dépasser 3 ans. Il n’en a rien été en fin de mandat de Sambi. Ikililou l’a laissé dans les tiroirs pendant cinq ans et Azali fera pareil si on laisse faire. Il faut le sortir désormais des tiroirs et l’appliquer comme prévu. La continuité de l’Etat, ça sert à ça », lit dans ce communiqué de la CTC, organisation syndicale dont le secrétaire général annonce un « grand rassemblement » le 1ermai.
Toufé Maecha / LGDC 

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