Formation professionnelle : Le ministre de l’Emploi a visité des centres de formations à Moroni

«Nous avons sélectionné des jeunes comoriens de 15 à 30 ans, issus des différentes régions, pour les former professionnellement. Et nous avons placé une vingtaine à l’atelier Rahamuyo, une dizaine à la Galerie d’art et artisanat et une vingtaine au salon Gwagwa coiffure. L’objectif immédiat est de disposer à la fin du programme de jeunes prêts à intégrer la vie active», a soutenu le ministre de l’Emploi. 

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Le ministre de l’Emploi, du Travail, de la Formation professionnelle et de l’Entreprenariat féminin a visité, dans la matinée du mardi, des centres de formation en couture, en art et artisanat, ainsi qu’ un salon de coiffure sis à Moroni. Darousse Allaoui est allé s’enquérir de l’état d’avancement de l’apprentissage des jeunes placés pour formation depuis deux mois. Il s’agit du suivi du programme instauré par le ministre dès sa nomination, visant à améliorer la qualification des jeunes pour faciliter leur insertion dans le marché du travail.

Selon le ministre, ce projet, financé par le gouvernement comorien et le Bureau international du travail (Bit), entre dans le cadre, d’une part, du processus de pérennisation de la paix par la promotion de l’emploi des jeunes, afin de contribuer à l’intégration de ces derniers dans la vie socioéconomique, et de renforcer la justice sociale et la paix nationale aux Comores.
D’autre part, selon le ministre, ledit projet entre également dans le cadre de la concrétisation du résultat du projet Appejec, qui concerne l’opérationnalisation de la Maison de l’Emploi à travers la mise en œuvre de son plan de travail annuel 2015, validé par le comité d’organisation et de suivi dudit projet.

«Nous avons sélectionné des jeunes comoriens de 15 à 30 ans, issus des différentes régions, pour les former professionnellement. Et nous avons placé une vingtaine à l’atelier Rahamuyo, une dizaine à la Galerie d’art et artisanat et une vingtaine au salon Gwagwa coiffure. L’objectif immédiat est de disposer à la fin du programme de jeunes prêts à intégrer la vie active», a soutenu Darousse Allaoui. 

Sa visite a démarré à l’atelier Rahamuyo, située à côté de la station Maluzini. C’est une entreprise  opérant dans le domaine de la couture et de la confection. Elle a des capacités techniques et matérielles pour assurer des formations dans ce domaine.
«Nous avons placé ces jeunes filles et femmes à ce centre pour qu’elles soient formées en couture et confections modernes. Car cet atelier Rahamuyo compte apporter sa contribution à la lutte contre le chômage par la formation et le recrutement des jeunes. Donc, après deux mois de formations, nous avons pris l’initiative, comme c’était promis, de venir voir le suivi du projet», a expliqué le ministre.

Quant à Abouhariat Mhadji Abdourahamane, une jeune fille qui a fait deux ans de lettres  modernes françaises à l’Université des Comores et qui bénéficie de la formation, elle a affirmé que cette formation est une occasion pour elle d’apprendre beaucoup de choses sur la couture, un domaine qu’elle aime beaucoup.
Avant de quitter l’atelier, le ministre s’est vu remettre par le patron du centre de formation et ses apprentis un porte-document en tissu couture en souvenir de sa visite.

Le ministre s’est, ensuite, rendu au Salon Gwagwa coiffure. Selon le ministre, la coiffure est un levier majeur dans la création d’emplois décents, rémunérateurs et durables. «Le Salon Gwagwa coiffure, par les activités de formations professionnelles et techniques qu’il compte dispenser au profit des jeunes et des femmes, contribuera de façon significative à l’objectif global du projet contre l’exclusion sociale et le chômage», a expliqué Darousse Allaoui.
Pour Ali M’madi Mnamdji alias Gwagwa, la formation comporte deux volets, un volet théorique pour acquérir des notions de base en calcul, géométrie, accueil clientèle, gestion et organisation d’un salon de coiffure, et un volet technique couvrant les différents modes de coiffure.

Enfin, la visite du ministre s’est achevée à la Galerie d’art et artisanat, Sihuwo la Komori, qui se situe au rond-point de Magudjou, où dix jeunes sont placés pour formation. Pour le ministre, l’artisanat constitue pour l’économie comorienne un potentiel important qu’il convient d’exploiter.

«Après cette formation, ces jeunes formés créeront avec l’appui du jeune formateur leurs propres emplois. La gestion administrative et financière de leurs activités sera assurée par la Maison de l’Emploi et le projet Appejec», a indiqué le ministre.

Nazir Nazi / Alwatwan

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