Formation sur l’élaboration d’inventaires du mercure à Moroni

Pour le consultant et encadreur de la formation, Jacob Maag, «le mercure est un problème mondial, qui demande des réponses collégiales et des réactions dans tous les pays.» Et d’ajouter : «Même dans un milieu comme les Comores où il n’y a pas d’usines, vous risquez d’être victimes car il est concentré dans la nature.»

Le délégué à la Production a procédé hier au lancement d’un atelier de formation de quatre jours à l’hôtel Retaj sur «l’élaboration d’inventaires du mercure» aux Comores. Plusieurs chercheurs et scientifiques participent à cette session de formation animée par Maag Jacob, du Groupe de Consultation Mondiale (Cowi) et Usman Tariq, représentant de l’Organisation des nations unies pour  la formation et la recherche (Unitar). Le rôle de facilitateur est assuré par l’ancien doyen de la faculté des sciences de l’Universités des Comores, Said Ali Thaoubane.

Dans son discours d’ouverture, le délégué à la Production, Mohamed Halifa, a rappelé que ‘‘afin de protéger la santé humaine et l’environnement des rejets du mercure dans tous les milieux, notamment le sol, l’air et l’eau, le comité de négociation intergouvernemental mis en place par le Pnue a élaboré et adopté, en janvier 2013 à Genève, un instrument international juridiquement contraignant, la Convention de Minamata sur le mercure qui a été adoptée par la conférence diplomatique des plénipotentiaires, le 10 octobre 2013».

Convention de Minamata

Selon lui, le projet de plan d’évaluation aux Comores comprend quatre volets : la mise en place d’un mécanisme de coordination et identification des lacunes institutionnelles ; l’examen des réglementations existantes sur le mercure et l’identification des reformes législatives nécessaires à la préparation de la mise en application de la convention de Minamata ; l’établissement d’un profil national du mercure fondé sur l’inventaire initial et la diffusion d’informations parmi les groupes des parties prenantes.
Pour le consultant et encadreur de la formation, Jacob Maag, «le mercure est un problème mondial, qui demande des réactions dans tous les pays.»

Et d’ajouter : «le mercure est un élément  naturel. Avec l’augmentation de la vie industrielle dans le monde, le niveau du mercure dans l’environnement est de deux ou trois fois plus que d’habitude. Le mercure est un produit toxique très fort, si on le mange ou si on travaille avec du mercure, on risque d’attraper des maladies. Même dans un milieu comme les Comores où il n’y a pas d’usines, vous risquez d’être victimes car il est concentré dans la nature.»

De son coté, Dr Saïd Ali Thaoubane a démontré que «le mercure est placé parmi les dix premiers produits toxiques les plus dangereux. Et à cause de cette problématique, la communauté internationale s’est réunie pour élaborer  une convention sur le mercure. Je déconseille aux gens de consommer les gros poissons comme le thon, car ils consomment du mercure’’.

Chamsoudine Saïd Mhadji / Alwatwan

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