"Friturier chinois", expression de l’année en Flandre

L’expression a peu de sens en français. En flamand, par contre, elle relève du phénomène de société. Frietchinees, terme qui signifie littéralement « friturier chinois », va bientôt intégrer le dictionnaire de référence de la langue néerlandaise Van Dale. Quelque 36 % des 22 000 personnes consultées par l’éditeur et la télévision publique néerlandophone VRT l’ont élu « mot flamand de l’année ».

Et pour cause : les marchands de frites d’origine étrangère prospèrent dans le royaume depuis environ cinq ans, selon le quotidien belge De Morgen. « Tenir un restaurant chinois devenait trop difficile », a expliqué au journal Xiandong Zhao, un Chinois de 42 ans originaire de Shanghaï dont la famille a investi le commerce de la frite en ouvrant une vingtaine d’établissements.

« Je ne trouve pas ça si dur. Quand on a travaillé au-dessus d’un wok, on a l’habitude« , assure le restaurateur. Installée à Arendonk, dans le nord du pays, et portant un nom typiquement flamand, l’une de ses friteries propose croquettes de poulet, cervelas et autres brochettes de la gastronomie tout en finesse du Plat Pays.

Les Chinois ne sont toutefois pas les seuls nouveaux arrivants dans le secteur, puisqu’ils ne représentent que 1 % des propriétaires des quelque 5 000 fritkot (« baraques à frites ») du royaume, relève le directeur du « Musée de la frite » de Bruges, Eddy Van Belle. « Friturier turc » ou « friturier marocain » méritaient plus de figurer dans le dictionnaire, selon le spécialiste.

Avec AFP

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