Hadj 2018 : Les consignes de l’Etat divisent

Le directeur de cabinet du chef de l’Etat a réuni samedi dans son bureau, l’agence nationale de Hajj et les agences de voyages de la place. L’objectif est de les informer des dispositions prises cette année par rapport au Hajj 2018, en l’occurrence les dates de départ et d’arrivée ainsi que les dates et endroits des inscriptions.

Des mesures évoquées, une seule divise: le choix des lieux d’inscription qui, selon les agences, va à l’encontre du décret présidentiel à cet effet. Les dates relatives aux départs pour le pèlerinage 2018 sont connues. Youssouf Mohamed alias Belou, directeur de cabinet du chef de l’Etat chargé de la Défense, a annoncé que les départs pour le pèlerinage à la Mecque étaient prévus pour les 7 et 8 août, à raison de deux vols par jour. Les retours sont fixés au 17, 18, 19 et 20 du même mois.

Pour les réservations, les pèlerins pourront le faire dès le jeudi 19 avril et ce jusqu’au 15 mai. « Celui ou celle qui veut s’inscrire doit payer une caution de 750 000Fc », a déclaré Belou, samedi dans la matinée, lors d’une réunion d’information qui a regroupé l’agence nationale de Hajj et les agences de voyages de la place. A l’issue de cette rencontre, un bémol pourtant: le lieu pour s’inscrire. « Soit à la présidence ou à l’une des agences », a confié le directeur de cabinet. Une information qui a mis hors d’eux, les représentants desdites agences.

« C’est hors de question! Cela va à l’encontre du décret du chef de l’Etat signé le 2 juin 2017 », a déclaré Abdallah Mohamed Kassim, président du Snav (Syndicat des agences de voyage) pour qui le fameux décret est clair, notamment les trois premiers articles. Le but du décret à les en croire, est de définir les rôles de la plus grande institution ayant la charge de gérer l’organisation du 5ème pilier de l’islam. Celui-ci incluait, dans sa mise en place, l’ouverture de ses travaux et enfin ses missions. C’est donc à travers ce dernier point où est mentionnée la coopération mutuelle que, « nous, représentants des agences sommes souvent mis à l’écart », a insisté le secrétaire général du syndicat, Younoussa Mohamed.

Pour le vice-président du Snav, Mohamed Moina, l’agence nationale doit travailler avec toutes les agences de voyage notamment pour l’enregistrement des pèlerins et de leur fournir une assistance. « C’est inadmissible !», dénonce t-il, tout en se demandant pourquoi l’agence nationale n’agrée pas les agences qui répondent aux conditions afin qu’on sache qui va travailler avec qui cette année. « Cela fait partie des souhaits du président de la République. Aujourd’hui, certaines personnes veulent mettre de côté ce décret à leur profit, et nous ne l’accepterons pas !», insiste Mohamed Moina.

Ibnou M. Abdou/ LGDC

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