Hairiat Abdourahmane: Le foot dans le sang

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Ballon d’or féminin aux Comores en 2013, Hairiat est née avec le football dans le sang. Très jeune, celle qu’on a surnommé Maradona a épaté sa famille et ses proches par son talent au ballon rond. Etudiante infirmière, elle fait aujourd’hui le bonheur de l’équipe nationale de foot car meilleure buteuse de la sélection féminine.

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Dans son entourage personne ne s’étonne de la carrière footballistique de haut niveau que mène Hairiat Abdourahmane. Depuis très petite, elle a manifesté son amour pour le football. Lorsqu’elle avait 4 ans, sa mère a amené toutes ses filles dans un magasin pour acheter des cadeaux et  » Hairiat a pris un ballon de foot alors que les autres ont choisi des poupées », se souvient sa mère. Son frère aussi était étonné lorsque  » il m’a vu jongler. Il a appelé tout le monde dans le quartier pour me voir manier le ballon. Le foot m’est innée », explique avec fierté celle qu’on appelle affectueusement Maradona grâce à son talent.

Depuis ce jour là, avec la complicité de son frère, Hairiat a commencé à jouer au foot avec les garçons de son âge. Une passion qu’elle n’a jamais lâché. A 21 ans aujourd’hui, c’est au niveau de l’équipe nationale qu’elle évolue et qu’elle fait ses prouesses. En 2013, ses efforts ont commencé à payer car celle qui porte aussi le brassard de capitaine est élue meilleure joueuse comorienne de l’année. Elle décroche donc le ballon d’or de la fédération comorienne de football. Son rêve est  » de devenir une professionnelle et jouer en Europe mais aussi ouvrir un centre de formation de football pour les jeunes surtout les filles », déclare cette jeune fille originaire de Tsinimoishongo Mbadjini mais qui vit à Moroni.

Mais celle que sa maman témoigne qu’elle dormait avec le ballon, n’est pas seulement footballeuse dans sa vie de tous les jours. Elle est en 3e année d’Infirmer à l’école nationale de santé publique. Une formation qu’elle réalise comme un défi. « Un jour à l’hôpital avec ma mère très malade, les infirmiers m’ont demandé de revenir le lendemain car le médecin n’était pas là. J’ai trouvé cela inadmissible et j’ai décidé de faire une formation d’infirmière pour justement aider ma mère et les plus démunis », dixit-elle.
Hairiat partage donc son quotidien entre les stades et les hôpitaux. Entre la blouse blanche et le maillot vert de l’équipe nationale, Hairiat a encore des beaux jours devant elle.

Salwa Mag

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