Halte à la surenchère

Contribution: La situation politique dans notre pays se corse chaque jour un peu plus. C’est normal au regard des multiples défis qui s’entremêlent , meublant notre quotidien souvent à notre dépens.

Est-ce une fatalité pour ce pays de devoir constamment à avancer sur fond de tempête et déchirements ? Je ne crois pas. Ce pays nous appartient tous. Il va falloir arrêter de faire de cette affirmation une simple rhétorique pour la transformer en conviction. Ceux qui aspirent à plus de démocratie qu’à des routes tout comme ceux qui reclament plus d’eau courante que d’élections ne sont des ennemis de notre peuple. Tous expriment nos besoins dans leur pluralité. Apprenons à nous écouter les uns les autres, apprenons à nous respecter les uns les autres. La surenchère politique a atteint les bornes dans ce pays.

Les diplomates affectionnent appeler les protagonistes dans une crise à la retenue. Dans ce que nous vivons, j’exhorte nos forces politiques de la majorité présidentielle à l’opposition en passant par celles du centre à appeler D’ABORD leurs partisans à la retenue.

Les Comores ne se suffiront jamais d’un groupe encore moins d’un individu, fut-il olympien. Seule la mobilisation collective,sous la bannière de notre avenir en commun, nous fera atteindre la cime de notre développement et de notre épanouissement.

Ma génération est celle qui a connu les grands moments de mobilisation et de rassemblements des étudiants d’Afrique pré -independance pour les uns et post-independance pour les autres sous le leadership de la FEANF( Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France ).

Je vais terminer ce post par sa devise:
 » Si tous les fils du royaume venaient, par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays serait sauvé « . GHEZO, roi d’Abomey( capitale historique de l’actuel Benin ).

Soefo Aboudou

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