Hamramba : Le Rdc continue de souffler le chaud et le froid

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TRAVAUX PARLEMENTAIRES. Le secrétaire général de Juwa, Ibrahim Mohamed Soulé, persiste et signe : l’alliance entre Juwa et le Rdc tient toujours. «Il est vrai que les députés du Rdc ont pris part aux travaux d’hier (mercredi, Ndlr) et que deux parmi eux sont devenus membres du bureau, mais cela ne veut pas dire grand-chose», estime le député de Moroni-Nord.

Vingt-quatre heures après la reprise des travaux parlementaires, la question qui pend aux lèvres de l’opinion est celle de savoir si les députés du Rassemblement démocratique des Comores (Rdc) ont réellement rejoint la majorité proche du pouvoir de l’Union. S’ils ont pris part à la session d’avant-hier, intégré le bureau de l’assemblée ainsi que les commissions parlementaires, contrairement aux députés de Juwa et de Pec, ils continuent de démentir tout rapprochement avec l’Union pour le développement des Comores (Updc). Difficile, en tout cas, de se faire une idée assez précise sur le positionnement politique des élus du Rdc tant les explications varient d’un député à un autre.

A la levée de la séance du mercredi 15 avril, Abdallah Mohamed, conseiller de la région d’Itsandra-Nord coopté à l’Assemblée nationale, a confié à Al-watwan que la décision de rejoindre le camp du pouvoir provenait directement de Ngazi-Ngome. Interrogé sur les raisons de son retour à l’hémicycle, un autre député du Rdc a fait savoir que la politique de la chaise vide n’était pas la solution. «Nous sommes élus pour travailler ; donc, nous avons rejoint le parlement et intégré les commissions parlementaires», dit-il. Sous le sceau de l’anonymat, il a lancé : «l’intégration d’un député à une commission parlementaire n’est pas synonyme d’une alliance quelconque». Dont acte.

Pour Mohamed Bacar Dossar, l’un des principaux animateurs de Juwa, ses collègues du même parti n’ont pas déserté l’Assemblée nationale. «Nous n’avons jamais dit que nous n’irions pas travailler, nous sommes toujours là car nous ne sommes pas élus pour faire la chaise vide», a-t-il poursuivi. Le député de Mutsamudu continue de dénoncer «la violation des textes qui régissent le parlement, précisément, le règlement intérieur». Selon toujours lui, les commissions parlementaires auraient été constituées «sans tenir compte de l’équilibre insulaire tel que cela est prévu dans le règlement intérieur».

Quant aux griefs de Juwa par rapport à l’élection du président de l’Assemblée nationale, il a dit être «légaliste». «Nous avons saisi la Cour constitutionnelle, nous attendons sa décision», a-t-il fait savoir.
De son coté, le secrétaire général de Juwa, Ibrahim Mohamed Soulé, persiste et signe : l’alliance entre Juwa et le Rdc tient toujours. «Il est vrai que les députés du Rdc ont pris part aux travaux d’hier (mercredi, Ndlr) et que deux parmi eux sont devenus membres du bureau, mais cela ne veut pas dire grand-chose», estime le député de Moroni-Nord. Et d’ajouter : «Nous allons rencontrer les responsables du Rdc pour faire le point, car nous devons savoir si ce qui s’est passé est une affaire mûrie et réfléchie ou une décision prise par les élus eux-mêmes».

A l’inverse, la position du parti Dudja ne souffre d’aucune ambigüité. Pour Soufiane Msaidié, conseiller du parti de l’ex-président Mzé Soulé Elbak coopté député, «il n’y a jamais eu d’alliance entre Dudja et Juwa pour parler aujourd’hui de trahison. Au niveau du conseil de l’île, j’avais proposé mon soutien au Rdc, à condition qu’aucun conseiller de Juwa ne devienne député». Les prochaines semaines promettent de nouveaux et spectaculaires rebondissements. Des bruits courent déjà sur un éventuel revirement d’un élu Juwa. Prêtez une oreille attentive.

 

Mariata Moussa

Alwatwan

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