Hôpital de Mitsamihuli : Les grévistes passent à la vitesse supérieure

HOPITAL. Bien que les contractuels aient décidé de suspendre le service minimum, le patron de l’hôpital, Ahmed Abdou Halidi, compte faire fonctionner «normalement» le centre. «Les fonctionnaires vont le faire et les portes de l’hôpital seront ouvertes comme d’habitude», assure-t-il. Cependant, un compromis pourrait être trouvé «bientôt» avec le paiement promis de deux mois de salaires. 

Après une dizaine de jours de grève, les agents contractuels de l’hôpital de Mitsamihuli, au nord Ouest de Ngazidja, ont décidé de passer à la «vitesse supérieure et de ne plus assurer le service minimum». Désormais, ce sont les fonctionnaires du centre hospitalier qui vont devoir s’y coller. Ces contractuels représentent 70% du personnel de l’établissement.

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A l’origine de ce nouveau débrayage, il y a le retard de paiement de dix mois de salaires. Les grévistes avaient prévu une marche pacifique hier dans les rues de la ville, mais elle a été interdite par le préfet de la région. Amassés à l’entrée de l’hôpital, ils ont procédé à la lecture d’un hitma (un sourate du Coran).

Pour tenter de dénouer la situation, une commission tripartite composée de la mairie, du conseil d’administration de l’hôpital et du commissariat à la Santé a rencontré hier, lundi 14 septembre, les principaux chefs du mouvement. Selon un des grévistes, Jack Miradji, les deux parties pourraient «bientôt» parvenir à un compromis. «Il a été convenu le paiement d’ici à trois jours de deux mois de salaires avant toute reprise du travail», a-t-il déclaré à Al-watwan.

Le directeur de cabinet du commissaire à la Santé de l’île de Ngazidja, Bacar Soilih, dit espérer qu’au vu des discussions déjà engagées, les choses vont rentrer dans l’ordre incessamment.

«Tout le monde a pris ce problème à bras-le-corps, particulièrement les maires de la région. Ils ont pris acte des doléances exprimées par les contractuels. La mise en place de cette commission témoigne de notre volonté de parvenir à une solution durable», a-t-il dit.

Bien que les contractuels aient décidé de suspendre le service minimum, le patron de l’hôpital, Ahmed Abdou Halidi, compte «faire fonctionner normalement ce centre». «Les fonctionnaires vont le faire et les portes de l’hôpital seront ouvertes comme d’habitude», assure-t-il.  

Nazir Nazi / Alwatwan

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