Ibrahim Abdourazak (Razida) poursuivi pour «diffamation» et «outrage à magistrat»

Ibrahim Abdourazak a été en- tendu par un juge d’instruction hier, mercredi, et s’est vu signifier un second chef d’accusation. En effet, au cours d’une précédente conférence de presse, Ibrahim Abdourazak aurait proféré des in- jures à l’encontre de certains ma- gistrats.

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Par Ali Abdou

L’ancien directeur des Ntic (Nouvelles technologies de l’information et de la commu- nication) à Comores Télé- com, Ibrahim Abdourazak alias Razida, est en garde à vue depuis lundi à la brigade de recherche de Moroni.

Il est poursuivi pour «diffama- tion» et«atteinte à l’honneur» dune autorité publique, en l’occurrence le ministre de la Justice.

Ce responsable de l’ex-parti au pouvoir aurait tenu des propos injurieux à l’endroit de Fahmi Said Ibrahim sur les ondes de la radio HaYba Fm. Selon l’un des anima- teurs de cette station, Ibrahim You- noussa alias Nono, suite à un

entretien avec le Garde des Sceaux, Ibrahim Abdourazak a voulu opposer un droit de réponse aux propos du ministre.

«Après la diffusion de ce droit de réponse, j’ai été convoqué au bureau du ministre et il m’a sommé de ne pas rediffuser cet élé- ment sous peine de poursuites judi- ciaires», raconte-t-ilMais, le directeur de la station, Mohamed Said Abdallah Mchangama, aurait refusé de jouer le jeu.

Droit de réponse

A la suite de l’interpellation d’Ibrahim Abdourazak, Nono a ainsi été convo- qué à la brigade de recherche en tant que témoin. Il a expliqué que la diffu- sion d’une émission ne relevait pas de sa responsabilité, mais de celle du di- recteur de la radio.

Entendu le lende- main, Mchangama a été relâché. La garde à vue de l’ancien directeur des Tics de Comores Télécom a, par contre, été prolongée de 24h. Il a été entendu par un juge d’instruction hier,

mercredi, et s’est vu signifier un se- cond chef d’accusation. En effet, au cours d’une précédente conférence de presse, Ibrahim Abdourazak aurait proféré des injures à l’encontre de certains magistrats.

Il faut dire que l’article 73 du code de l’information souligne que «le droit de réponse est garanti à toute personne physique ou morale dans le cas où

des imputations susceptibles de por- ter atteinte à son honneur, à sa répu- tation ou à sa considération auraient été diffusées par un organe de com- munication audiovisuelle. Le deman- deur doit préciser les imputations sur lesquelles il souhaite répondre et la te- neur de la réponse qu’il se propose d’y faire.

La réponse doit être diffusée dans des conditions équivalentes à celles dans lesquelles a été diffusé le message contenant l’imputation invo- quée. Elle doit également être diffu- sée de telle manière que lui soit assurée une audience équivalente du message visé.»

Le même texte, dans son article 108, stipule que «la diffamation commise envers les personnes exerçant un mandat éligible prévu dans la Consti- tution ou les membres du gouverne- ment est punie d’emprisonnement de trois à sept mois et d’une amende de 35.000 à 450.000 fc ou l’une de ces deux peines seulement.

Alwatwan 

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