«Il est temps de sortir de la torpeur et de l’obscurité pour construire les Comores de demain»

Le Président de l’Union des Comores, AZALI Assoumani et les membres du Comité de Pilotage des Assises Nationales (CPAN) ont présenté les conclusions et recommandations des Assises Nationales à Mutsamudu (Anjouan) ce dimanche 18 février 2018.

Après avoir fait le diagnostic de nos 42 ans d’indépendance, les intervenants ont insisté sur l’action et la marche en avant vers le développement des Comores.

Des institutions fortes et moins budgétivores
Par le biais du représentant de la notabilité anjouanaise, Said Abdallah, la population d’Anjouan réclame un État fort pour devenir « le fer de lance du développement des Comores ».
Ainsi, la mise en place d’un État unitaire déconcentré et décentralisé sera la base de l’établissement d’un État fort selon les recommandations relatives à la gouvernance de l’État. Mais plus encore, renforcer l’État passera par le renforcement du régime présidentiel, avec notamment la suppression des postes de Vice-Présidents.
Par ailleurs, pour garantir la stabilité des institutions, la présidence tournante est maintenue malgré sa légère réforme, à savoir la mise en place d’une élection générale à deux tours et un mandat présidentiel renouvelable une seule fois.

Équité sociale et gouvernance économique saine
S’inspirer de nos voisins pour jeter les bases d’une gouvernance économique saine en vue d’atteindre l’émergence, telle est la voix à suivre par les Comores selon les recommandations des Assises Nationales. « Il est temps de sortir de la torpeur et de l’obscurité pour construire les Comores de demain », toujours selon le Représentant de la notabilité d’Anjouan, Said Abdallah.
Pour cela, il faudra instaurer une culture de la responsabilité et appliquer les bonnes pratiques budgétaires et comptables.
Payer les factures, dénoncer les incivilités, préserver nos infrastructures… Chaque comorien devant se sentir concerné par ses droits mais aussi ses devoirs.

Soutenir l’effort collectif
Faire perdurer l’intérêt collectif est un des nombreux défis des Comores à l’heure où les intérêts individuels et les ambitions personnelles prennent le pas sur la collectivité.
Le Président a ainsi rendu hommage aux régions qui investissent dans l’intérêt général via des infrastructures ou des projets : « je remercie toutes les régions qui investissent ellesmêmes, et leur fait savoir que l’État les soutiendra dans tous leurs projets ».

Être comorien avant tout
La lutte contre le séparatisme est un préalable nécessaire à l’Union des quatre îles, mais plus encore, une nécessité vers l’émergence.
Être ensemble, se soutenir les uns les autres, avec comme cadre programmatique les conclusions des Assises Nationales, est ce qui consolidera l’unité nationale comorienne.

Mais être comorien c’est aussi une religion, le sunnisme d’obédience chafiite. Et les ravages du chiisme, partout où il a été introduit, sont catastrophiques, et les exemples sont légion : Yemen, Liban, Syrie, Iraq…
Préserver notre héritage religieux dans l’unité, c’est aussi cela être comorien.

Beit Salam

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