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Il volait des voitures pour envoyer aux Comores, il prend 5 mois de prison ferme

Trois propriétaires de voitures n’avaient jamais revu la couleur de leur véhicule déposé, pour réparation, auprès d’un Pontivyen. Celui-ci était jugé ce lundi 28 septembre au tribunal de Lorient.

En début d’année 2018, les habitants d’un quartier de Pontivy avaient exprimé leur ras-le-bol face aux nuisances générées par leur voisin. Des Pontivyens qui se plaignaient à la fois du bruit et de la gêne dans leur rue, occasionnés par des véhicules qui y restaient trop longtemps stationnés.

C’est dans ces conditions que les autorités avaient été amenées à s’intéresser à l’activité du Pontivyen de 39 ans qui comparaissait, ce lundi 28 septembre, au tribunal de Lorient. Un trentenaire qui avait fait également l’objet de trois plaintes déposées par les propriétaires de voitures qui lui avaient laissé leurs véhicules en réparation. Sauf que, jamais, ils n’avaient revu la couleur de leur voiture. « J’aimerais bien savoir où elle est passée ! », lance l’un de ces propriétaires en brandissant au tribunal sa carte grise.

Une femme témoigne aussi lui avoir laissé la sienne pour qu’il se charge de la revendre. « Je n’ai jamais touché l’argent », raconte-t-elle, expliquant qu’en raison de ses revenus, elle n’avait pas pu en racheter une depuis.

L’enquête avait révélé que les véhicules seraient, en fait, partis aux Comores. Quant à l’activité de « pseudo-réparateur » du trentenaire, le vice-procureur a émis quelque doute sur le fait qu’il ait déjà mis les mains dans le cambouis, contrairement aux deux hommes dont il s’allouait les services, sans les déclarer. Deux hommes qui, dans le cadre de l’enquête, avaient même affirmé ne pas avoir été payés pour leur travail.

Au vu de ses antécédents judiciaires, le trentenaire a été condamné à cinq mois de prison ferme. Le tribunal a prononcé à son encontre une peine d’inéligibilité d’une année. Il devra verser un total de 2 240 € aux trois propriétaires de voitures.

LeTélégramme

La Rédaction

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