Il y a un sacrifice à faire pour lutter contre la corruption aux Comores

La corruption est un mal qui gangrène les Comores aujourd’hui. Les manifestations de ce fléau peuvent selon ma conception être regroupées en deux catégories :

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a) Une relative, pratiquée par les fonctionnaires ou agents publics et les responsables des Sociétés d’Etat ;

b) Une autre beaucoup plus grande opérée au sommet de notre état. Celle-ci est plus dévastatrice.

Moi, je renvoie la lutte contre la corruption aux chefs d’Etats. Ils ne doivent pas hésiter à sévir contre les responsables placés au sommet, ce qui aurait, selon moi, un effet d’entraînement jusqu’en aval. Mais en le faisant, ils doivent s’attendre à devenir impopulaire, à avoir des ennemis  »intimes », c’est seulement à ce prix qu’ils auront aidé leur peuple. Lors qu’on prend le pouvoir pour réaliser le bonheur des populations, il faut sévir contre ceux qui privilégient leurs intérêts personnels au détriment de la majorité.

La corruption est un vol ou une escroquerie, une infraction pénale, qui doit de ce fait être réprimée par la justice si naturellement cette dernière est intègre et indépendante.

Mais l’impuissance de nos juridictions à appliquer la loi peut être justifiée soit par son implication hypothétique dans le système soit par la peur des juges, puisque le sommet est plus corrompu. Seul le Chef peut y mettre fin. Mais cela me semble difficile par ce que le plus souvent nos dirigeants et leur famille sans oublier leur proches y sont impliqués.

Mais comment endiguer cette corruption?

Je n’ai pas l’ambition d’avoir une solution miracle à ce problème, mais je proposerai dans les jours qui suivent de simples solutions pour limiter cette corruption car tant qu’elle continuera à faire rage dans notre pays, la pauvreté ne sera jamais combattue.

Il y a un sacrifice pour lutter contre la corruption aux Comores.

Mohamed Souffiane

1 commentaire sur Il y a un sacrifice à faire pour lutter contre la corruption aux Comores

  1. Cher ami,
    Votre article est intéressant. Pour rappel, c’est d’ailleurs le grand chantier qu’avait lancé le président sortant.
    S’il faudrait nommer une institution pour endiguer ce phénomène, ça serait le ministère de la justice.
    Citoyens que nous sommes, nos yeux sont rivés sur le nouveau garde des sceaux, qui, à l’époque candidat aux élections présidentielles, faisait campagne sur le redressement de la justice.
    Hasard ou malice du nouveau président de l’Union de lui confier ce poste?
    Cela nous importe peu, mais nous disons que le moment de la vérité a sonné: c’est maintenant ou jamais.
    Bonne chance à lui, Fahmi Said Ibrahim, Ministre de la justice.

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