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Ils s’acharnent sur Sambi, quitte à subir leur propre perte.

[Tribune]Quel avenir politique pour Sambi et le secrétaire général de son parti ? Azali les a emprisonnés si bien que le résultat n’arrange pas seulement les affaires de droite. Les extrémistes de gauche savourent et tiennent que ça soit ainsi pour que l’un des deux ne puisse leur porter de l’ombre.

A écouter ce bruit assourdissant de’’ libérer les prisonniers politiques’’ ? Tiens, la devise de l’opposition comorienne commence par : « Bats toi ardemment pendant que je t’observe, mais qui va en prison perd sa place ». N’est il pas la raison de la dépressurisation à bord ? D’autant que les gesticulateurs qui ont déjà pris l’envole nous apprennent que bien se servir en politique c’est lorsqu’on se trouve seul aux commandes.

Tout bonnement, comment ne pas rire lorsque l’ivresse du pouvoir pousse nos élites à se rassasier de songes en s’auto proclamant président ou vice président ? Je n’ose pas compter combien sont-ils aux abois si bien qu’Ils ont eu ce qu’ils méritent. Sommes-nous tous d’accord, c’est la solution facile qu’ils ont inventé qui les pile dans cette dictature. Autant à se demander. Pourquoi continuent-ils leur entêtement au lieu de se ressaisir ? De connivence avec l’ignoble Azali, leur idéologie saugrenue était d’éliminer Sambi de la scène politique. Et pour cause, jusqu’à nos jours personne n’est capable de l’affronter dans les urnes.

Désireux de dépeindre ce machiavélisme à l’origine de cette crise, j’interroge ceux qui sont passionnés d’abuser des mots. Ou plutôt aux nostalgiques de MPAKA DAWULA YA HAKI. Est-ce que dans un état de droit l’opposition peut passer outre la confiance du peuple qui continue à donner ses voix à sambi sous prétexte que c’est Azali qui a commis le hold up électoral ?

-Apres ce hold up, on s’est doté d’un CNT appelé a dirigé le pays. Force est de constater que c’est celui qui a recueilli le moins de voix qui est propulsé à la présidence et non celui à qui Azali a volé la victoire. En l’occurrence le dauphin de Sambi. Tel est le cas de le dire, cela s’apparente aussi à un coup d’état

– encore faut-il admettre que dans un état de droit c’est le parti de l’opposition qui a la popularité qui occupe le poste de chef de l’opposition. Sambi a à lui seul presque la moitié des parlementaires. Sournoisement on lui a privé du titre de chef de l’opposition, ce qui viole le cadre constitutionnel et l’esprit de la démocratie.

Dans les deux cas l’opposition n’est pas un refuge contre les abus du pouvoir mais plutôt un prolongement de la dictature.

En résumé, la clef de compréhension de cette crise est à connotation insulaire. L’establishment de Ngazidja se trouvèrent étouffer par le poids politique d’un anjouanais. Voir consterner car dans ces conditions ils ne pourront jamais goutter les délices du pouvoir sans l’étiquette juwa. Azali a exploité leur désarroi et en a profité pour instaurer sa dictature.

Que doit-on faire ? De toute évidence, les Larifou, Mamadou, Mouigni baraka qui ont largement contribué à commettre cette infamie devront se rendre chez Sambi pour une opération de vérité et réconciliation. Loin de moi l’idée de vous convaincre que Sambi a les mains propres mais ne faut-il pas « rendre à césar ce qui est à césar » ?

Enfin, que de constater que l’air émergence du dictateur nous rapproche de la planète songe, plutôt de se demander par quoi le MPAKA DAWULA YA HAKI sera propulsé en orbite ? Au delà d’une lutte pour le pouvoir, c’est avant tout le changement politique qui nous titille. Pour gagner cette lutte, rassemblons-nous autour d’une feuille de route.

PS : prions tous pour que ceux qui sont rongés par les manipulations démagogiques ne me traitent pas de vendu.

Par Cap Patrie

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