Insécurité à Madagascar:  Les nationaux autant plus victimes que les étrangers

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Madagascar accueille plus de 8 000 étudiants comoriens dans ses Universités. Ce chiffre ne concerne que Antananarivo selon une source proche de l’Ambassade des Comores de l’île. La précision du statut de « étudiant » est important car nombreux sont ceux qui ont utilisé un visa de scolarité pour se mêler dans des trafics de toute sorte. Sur 16 détenus Comoriens à la Prison d’Antanimora, ils ne sont qu’en réalité 4 véritables étudiants. Le reste, allez savoir les raisons de leur séjour en tôle. 
Il y a deux ans, deux jeunes hommes de nationalités comoriennes ont été « assassiné » à Madagascar. Le premier, qui répondait au nom de Chaban, était un étudiant qui venait de terminer ses études universitaire et s’apprêtait à rentrer dans son pays. Malheureusement, il a été abattu d’une balle derrière sa porte en pleine nuit, par un groupe de bandits armés qui cambriolait des voisins malgaches et qui ne voulaient pas laisser de témoin oculaire. La Police avait annoncé un mois plutôt qu’un « Groupe de 7 bandits » sèment la terreur à Tananarive et tirent sur toute résistance. Peut-on faire le lien avec l’assassinat de l’étudiant Comorien ? L’enquête n’a jamais livrée ses conclusions et ce dans le silence des autorités Comoriennes.

Deux semaines après le meurtre de Chaban, un autre Comorien succomba de ses blessures dans un hôpital de Tamatave ville. Ce dernier avait été retrouvé allongé sur la route, gisant de son sang, avec des marques de coups de couteaux partout sur son corps. Il était 22 heures, lorsqu’un chauffeur de taxi le ramassa dans le marché de Valpinson pour le déposer aux urgences. Règlement de compte ou victime d’une agression ? Que cherchait-il à 22 Heures dans un quartier infréquentable à partir de 19 heures ? Aucune information sur cette affaire n’a été donnée par les enquêteurs. Mais il est important de noter que ce Comorien n’était pas un Universitaire. Selon un proche de sa famille, le jeune homme avait un très mauvais comportement. Sa famille aux Comores l’avait envoyé à Madagascar pour qu’il apprenne la couture. « C’était surtout pour l’éloigner de la famille », témoignait un oncle de la victime. Ce même oncle qui est resté à Antananarivo alors que quelques étudiants de Tamatave enterraient leur compatriote. « Il arnaquait les étudiants Comoriens de Tamatave », a aussi témoignée ce jour là une jeune anjouanaise.

Hodary Said Hilali 
Hodary Said Hilali 

Ce que je souhaite démontrer dans cette publication, c’est que le meurtre d’un compatriote a été perpétré par des bandits armés qui terrorisaient toute la capitale malgache causant énormément des morts. Ce n’était pas « Le Comorien » qui a été ciblé. Le deuxième cas n’est pas un cas isolé à Madagascar, des milliers d’hommes et de femmes sont tués par leurs agresseurs en pleine rue, souvent en plein jour dans tous les villages de l’île. A Tamatave rien ne prouve que c’est « Le Comorien » qui a été ciblé.

Tous ceux qui avancent que « Owa Boushi wadungu Owa Komori ngwa wa uwawo » [les Malgaches tuent les Comoriens] ne sont que des personnes de mauvaises intentions qui souhaitent diviser les deux peuples. A Madagascar, personne n’est à l’abri des Bandits. Chaque matin, on peut découvrir des titres sur la presse malgaches qui annoncent des familles réveillées par le deuil, car des proches furent assassinés la veille. On se souvient de l’artiste MEDICIS tué par des voleurs de rue. Ou du jeune journaliste caricaturiste d’un journal malgache tué à coup de couteau vers 18 heures dans le quartier d’Andravoahangy alors qu’il rentrait chez lui. Il avait dans ses mains un ordinateur portable que le voleur voulait  prendre de force avant de lu ôter la vie. 

Allez voir sur le site de L’Express de Madagascar. Entre Octobre et Novembre 2017, à la Une on ne parle que des kidnappings et de l’assassinat des Karana (indopakistanais de Franco-malgache). Le dernier en date (14 novembre 2017), on peut lire ce titre : « Crime à Ambatobe : Deux motards tirent sur Moustapha Ameralli Alibay Radjan… ». Mais le plus tragique est le kidnapping puis le meurtre d’une jeune fille de 11 ans à Tamatave, qui a été enlevé avec son frère (Affaire ARNAUD). Le corps de la petite avait été jeté dans le jardin de la maison de ses parents.

Il se trouve que dans tous les pays l’insécurité est grandissante. Dans les pays à majorité chrétiennes, musulmanes, bouddhistes ou autres, les populations vivent avec la peur dans le ventre. Ce qu’il faut savoir c’est qu’un fois dans un pays, l’étranger doit vivre le beau et le mauvais temps de son lieu de résidence. C’est le cas des Comoriens et d’autres étrangers qui vivent sur l’île rouge de l’Océan indien. Aux Comores, des agressions entraînent la mort. Des Malagaches ont aussi été violentés à Volovolo ou verbalement dans les rues de Moroni. Sachez que tout le monde n’est pas mauvais. Il y a beaucoup qui ont choisi de vivre dans l’autre île pour avoir des chances. Malgache de Moroni comme Comorien de Majunga

Hodary Said Hilali 

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