Intempéries dans le Hambou : Plus de 113 millions pour indemniser les victimes

Plusieurs secteurs auraient été touchés dont la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’eau, etc. Au total, il y aurait 84 familles affectées par ces orages, selon un rapport conjoint Pnud/Cosep.

 

Suite aux violents orages qui ont ravagé une partie du sud de Ngazidja ces derniers temps, une réunion d’évaluation des dommages causés par ces intempéries s’est tenue avant-hier, mercredi en fin d’après-midi, à la direction générale de la protection civile (Dgpc).

En présence du ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, et du coordinateur du Système des Nations unies aux Comores, Mattias Nab, le colonel Issimaila Mouignidaho a dressé l’inventaire des dégâts recensés par ses équipes sur le terrain, en collaboration avec des agents du Pnud.

Plusieurs secteurs auraient été touchés dont la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’eau, etc. Au total, il y aurait 84 familles affectées par ces orages, selon rapport conjoint Pnud/Cosep.

Les localités de Mitsudje, Bangoi et Mdjoyezi seraient les plus touchés. A ce jour, 213 enfants seraient privés d’école, leurs infrastructures scolaires ayant été sérieusement affectées, et 17 paysans ont vu leurs plantations détruites.

 

Agir en urgence

Dans le rapport cité plus haut, la Dgpc formule une série de recommandations pour aider ces villages à éviter le pire dans la mesure où, dit-elle, la saison des pluies n’en est qu’à ses débuts.  Elle redoute surtout des maladies potentielles, telles que la diarrhée, le paludisme ou encore la typhoïde.

S’agissant des enfants privés d’école, le patron de la Dgpc a expliqué qu’il y avait deux solutions urgentes : leur trouver un établissement à proximité ou installer des tentes provisoirement. D’autres propositions  y ont été reformulées, notamment  l’assainissement des citernes, des habitations et les infrastructures.

Selon les estimations du Cosep, il faudrait la coquette somme de 113 042 000 kmf pour parvenir à aider ces sinistrés. Y sont inclus les besoins essentiels, ceux liés à la santé et à la nutrition, l’hygiène, la protection, l’éducation, etc.

Le ministre de l’Intérieur, a quant à lui, demandé à ce qu’une commission ad hoc soit mise en place pour relever les secteurs nécessitant une urgence. Celle-ci, qui comprendra à la fois les différents acteurs nationaux et internationaux, doit d’abord tracer une feuille de route et un plan d’urgence pour les trois jours à venir.

Il a également demandé aux villages touchés par les intempéries de mettre en place une commission qui travaillera ensemble avec la Dgpc. « Nous ne pourrons pas relever tous ces défis illico ou encore moins mobiliser tous ces fonds et résoudre tous les problèmes.

Il faut tout d’abord  venir à la rescousse de ces sinistrés en définissant les actions urgentes à mener, notamment la sécurisation des biens existants», a insisté Mohamed Daoudou. Le coordinateur du Snu a promis de mobiliser toutes les agences onusiennes pour accompagner le gouvernement.

Abdou Moustoifa/ Alwatwan

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